La campagne du nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, a largement été financée par le Council on American-Islamic Relations (CAIR), une organisation dont les fondateurs avaient des liens étroits avec les terroristes du Hamas et avec les Frères musulmans. Mamdani lui-même a déjà encensé des criminels qui ont financé le Hamas, alors qu’il menait une carrière de rapeur avant de devenir le maire de la Grosse Pomme.
Une vidéo qui circule sur X depuis quelques jours met en scène une femme du nom de Linda Sarcour, une activiste Palestinienne-Américaine, avouant que « ce n’est pas un hasard si Zohran s’est hissé jusque-là, c’est à cause de nos communautés musulmanes américaines […] et je dis aussi que c’est l’argent des musulmans ». Elle renchérit en affirmant la chose suivante: « Je tiens à souligner que le PAC [political action committee] du fonds de l’Unité et la justice, qui est le CAIR super PAC a été le plus grand donateur institutionnel au PAC pro-Zohran à New York ». Cette femme est en fait derrière le financement de la campagne de Zohran Mamdani.
Linda Sarcour et Zohran Mandani.
Ces aveux signifient que le lobby musulman aux États-Unis a placé ses pions afin que Zohran Mamdani accède au poste de maire de New York et qu’il l’a financé en conséquence. Le problème dans tout ça, c’est l’historique trouble du CAIR et les positionnements idéologique et politique qu’il défend, tout comme ceux de Mamdani.
Le CAIR, le Hamas et les Frères musulmans
Le site The Investigative Project on Terrorism a produit un document de 118 pages sur le Council on American-Islamic Relations (CAIR). On y décrit le CAIR de la manière suivante: « Né d’une tentative de faire échouer les espoirs de paix négociée au Moyen-Orient [les accords d’Osla en 1993], le CAIR a été classé parmi les organisations liées au réseau américain des Frères musulmans. Ses fondateurs sont issus d’une autre organisation islamique que deux tribunaux ont jugée complice du groupe terroriste Hamas ».
Les membres fondateurs du CAIR faisaient partie de l’Islamic Association for Palestine (IAP). Cette organisation a été reconnue coupable par un juge fédéral d’avoir soutenu le Hamas en 2002. L’IAP n’existe plus à ce jour, mais elle avait été créée par les Frères musulmans pour servir la cause palestinienne sur les fronts politique et médiatique aux États-Unis.
Il faut aussi ajouter que le CAIR a été cité comme co-conspirateurs lors du procès de la Holy Land Foundation for Relief and Development, une organisation américaine à but non lucratif qui n’existe plus et qui a été démantelée en 2009.
Plusieurs membres de la Holy Land Foundation avaient été reconnus coupables d’avoir conspiré pour soutenir une organisation terroriste, d’avoir blanchi de l’argent et d’avoir financé le Hamas à hauteur de 12 millions de dollars. En 2008, cinq de ces membres ont écopé de peines d’emprisonnement variant entre 15 ans et 65 ans. Or, le CAIR a été financé dès sa fondation, en 1994, par la Holy Land Foundation.
D’ailleurs, une loi a été introduite en juin dernier au Congrès américain pour faire reconnaître le CAIR comme une organisation terroriste. On y mentionne que le FBI a « suspendu tout contact formel » avec cette organisation du fait qu’il y a des preuves démontrant une relation avec le Hamas. On y mentionne aussi qu’elle a été identifiée comme un « associé des Frères musulmans ».
Et quelle est la mission des Frères musulmans en Amérique du Nord? Essentiellement, détruire la civilisation occidentale de l’intérieur. En effet, lors du procès de la Holy Land Foundation qui a eu lieu à Dallas en 2007, un document décrivant les intentions des Frères musulmans a été déposé en pièce à conviction. Ce document a été saisi dans la maison de Ismaïl Elbarasse, un assistant de Mousa Abu Marzook, qui a agi comme chef politique adjoint du Hamas et qui a siégé sur le conseil d’administration de l’IAP.
Cette pièce à conviction est détaillé dans le document de The Investigative Project on Terrorism et se lit comme suit. « Comprendre le rôle du Frère musulman en Amérique du Nord : Le processus d’implantation est un « processus civilisationnel-djihadiste » au sens plein du terme. Les Frères musulmans doivent comprendre que leur travail en Amérique est une sorte de grand djihad visant à éliminer et à détruire la civilisation occidentale de l’intérieur et à « saboter » sa misérable demeure de leurs mains et de celles des croyants afin qu’elle soit éliminée et que la religion de Dieu triomphe de toutes les autres religions. Sans ce niveau de compréhension, nous ne sommes pas à la hauteur de ce défi et ne nous sommes pas encore préparés au djihad. C’est le destin d’un musulman d’accomplir le djihad et d’œuvrer où qu’il soit et où qu’il aille jusqu’à l’heure finale, et il n’y a pas d’échappatoire à ce destin, sauf pour ceux qui choisissent de relâcher leurs efforts. Mais les paresseux et les moudjahidines seraient-ils égaux ? »
Donc, si on récapitule, le CAIR a été fondé par des individus qui étaient le bras propagandiste du Hamas aux États-Unis (IAP). Il a été financé par une organisation qui blanchissait de l’argent pour le compte du Hamas, soit la Holy Land Foundation for Relief and Development, en plus d’avoir été nommé comme co-conspirateur lors de son procès. Et il est reconnu pour entretenir des liens avec les Frères musulmans qui souhaitent la destruction de la civilisation occidentale.
Et Mandani dans tout ça?
Mandani: l’apologiste des Holy Land Five
La campagne électorale de Zohran Mamdani pour devenir le premier citoyen de New York n’a pas été financée au hasard par le CAIR. Elle a été financée parce que le principal intéressé est complètement aligné idéologiquement avec les positions du CAIR. En effet, comme le signale le média français Franc-tireur, Mamdani est le « fils du théoricien post-colonial Mahmood Mamdani et de la réalisatrice Mira Nair, il a grandi dans un foyer où Israël incarne le mal absolu », précisant qu’il avait reçu en héritage « un antisionisme pur et dur ».
Mamdani a aussi produit des vidéos de rap avant d’entamer sa carrière politique. Dans une vidéo relâchée en 2017, il rend hommage aux cinq criminels de la Holy Land Foundation en disant : « My love to the Holy Land five ».
Il faut voir aussi qui encense Mamdani. L’imam Siraj Wahhaj, un prédicateur de Brooklyn qui croit que l’homosexualité est une maladie et que les homosexuels doivent être exécutés. Comme le rapporte Franc-Tireur, cet imam qui a été « cité comme coconspirateur non inculpé de l’attentat du World Trade Center de 1993 » lui a dit : « Je t’aime plus que tu ne peux l’imaginer ».
Zohran Mandani au centre et Siraj Wahhaj à droite, lors de la campagne électorale de Mandani.
Ajoutons aussi sa photo avec la vice-Première ministre de l’Ouganda, Rebecca Kadaga, responsable d’une loi pour l’emprisonnement des homosexuels et ayant même prôné la peine capitale.
Islamo-gauchisme: le triumvirat de la gauche, de l’islamisme et des médias
L’islamo-gauchisme est défini par cette alliance entre le gauchisme structurel rassemblant la gauche postmoderne (la gauche des identités raciales, des identités de genres et du wokisme) et la gauche traditionnelle de type socialiste et communiste, avec des idéologues islamiques.
Les islamistes s’allient aux gauchistes par pur opportunisme, parce qu’ils savent qu’ils peuvent les manipuler. Par exemple, en criant à l’islamophobie et en se positionnant en victime, les musulmans attirent la sympathie de la gauche postmoderne, pour qui l’oppression d’une identité culturelle ou religieuse entre en résonance avec son prisme idéologique.
En vérité, cette gauche fait le jeu du système et endosse pleinement les politiques globalistes : immigration de masse, frontière ouverte, légalisation des drogues, diminution des peines d’emprisonnement, etc.
Il est clair que le jeu de l’islamisme, comme nous l’avons vu avec la détermination du rôle des Frères musulmans en Amérique, consiste à intégrer les structures de pouvoir politique, institutionnel, académique et de la société civile pour faire avancer l’agenda qu’ils souhaitent imposer au monde, c’est-à-dire une gouvernance théocratique. L’élection de Mandani représente un pas dans cette direction.
Quant au rôle des médias dans ce triumvirat, il y a longtemps que la majorité d’entre eux ont endossé le gauchisme structurel comme grille de lecture pour interpréter les nouvelles. Au premier plan de ces acteurs médiatiques, on retrouve Radio-Canada, dont l’existence même serait menacée si un gouvernement conservateur prenait le pouvoir. Ce média est vendu au Parti libéral du Canada qui le finance allègrement. Et parmi les médias qui ont un biais idéologique progressif, on compte La Presse et le Devoir au Québec, et le Globe and Mail et plusieurs autres au Canada.
Tous ces médias auraient déjà disparu si ce n’était pas des mesures fiscales avantageuses de la part des gouvernements, comme des crédits d’impôt et des subventions. Ou du moins, ils seraient en très mauvaise posture financière et auraient dû réduire significativement leurs effectifs. Quant à l’univers médiatique aux États-Unis, il est tout autant gangréné : la quasi-totalité des médias de masse sont de gauche.
Dans ce contexte, ce triumvirat représente un véritable danger pour la civilisation occidentale et la préservation de son essence culturelle et politique.











