Le gouvernement Carney ne cache pas ses intentions de poursuivre l’immigration massive au Canada, cette fois en favorisant l’entrée des étrangers par l’abolition de l’évaluation de l’impact sur le marché aux fins du système d’Entrée express.
En matière de communication publique, lorsqu’on tente de cacher quelque chose, on l’annonce subrepticement le vendredi à 17h. Et c’est à peu près ce qui s’est produit vendredi dernier avec cette modification au système d’immigration canadien.
La ministre de l’Immigration du Canada, Lena Metlege Diab, a publié un communiqué qui stipule que l’évaluation de l’impact sur le marché ne sera plus requise pour le système d’Entrée express ainsi que les programmes des travailleurs qualifiés et des travailleurs de métiers spécialisés.
Le communiqué précise même que le ministère de l’Immigration « continuera à évaluer les offres d’emploi afin de confirmer leur authenticité et leur conformité aux exigences du programme, en prenant des mesures pour prévenir la fraude ».
Dans les circonstances, on ne sait pas si l’on doit rire ou pleurer. Il est évident que l’intention du gouvernement est de poursuivre l’immigration de masse en favorisant l’arrivée de travailleurs étrangers par la diminution des contrôles administratifs.
Non seulement augmenter le rythme de l’accroissement de la population est un suicide sur le plan économique, mais on ne peut croire un seul instant que le ministère est équipé pour empêcher les fraudes qui vont survenir avec la diminution des contrôles.
Le laxisme du fédéral en immigration
Au printemps dernier, la ministre Diab s’était illustrée par son incapacité à faire le point en comité parlementaire sur les étudiants temporaires manquants au Canada, à savoir combien d’entre eux s’étaient volatilisés dans la nature et n’assistaient plus à leurs cours.
La Vérificatrice générale du Canada a publié un rapport plus tôt cette année faisant état de 153 000 étudiants étrangers qui ne respectaient pas les conditions de leur permis d’étude, c’est-à-dire qu’ils ne se présentent plus à leurs cours. Qu’a fait le ministère ? Eh bien, il a mené une enquête figurez-vous… sur 4000 d’entre eux, faute de moyens.
Ça vous rassure j’imagine de constater que le ministère de l’Immiration du Canada est à ce point pertinent et compétent. Il peut définitivement se permettre d’abaisser les critères pour les entrées express. On est convaincu qu’il saura empêcher la fraude.
On pourrait aussi parler des demandes d’asile, lieu de toutes les dérives en immigration. L’Institut C.D. Howe avait publié un rapport au mois de février qui expliquait la tournure inquiétante qu’avait pris le droit d’asile au Canada, notamment par l’entremise du programme File review. Ce programme permet à quelqu’un qui réclame l’asile de le faire par la poste sans jamais rencontrer un agent de l’immigration. Il peut même le faire s’il provient de pays qui figurent sur la liste des pays qui possèdent des entités terroristes selon la liste officielle du gouvernement canadien.
On pense que le système d’immigration au Canada est brisé et que ça ne peut pas être pire, mais détrompez-vous, on peut toujours en rajouter une couche avec les libéraux. C’est d’ailleurs ce qu’ils s’apprêtent à faire avec les visas de travail pour les étrangers.
Et compte tenu des multitudes ratées du ministère de l’Immigration du Canada, on voit mal comment on peut les croire lorsqu’ils soutiennent qu’ils vont prévenir la fraude tout en abaissant les exigences et les contrôles.
15 millions d’étrangers de plus
Le hasard fait toujours bien les choses. La même semaine où la ministre Diab annonce des assouplissements pour les travailleurs étrangers, le haut-commissaire de l’Inde au Canada a expliqué, en entrevue à CPAC, que le Canada allait devoir créer entre 10 et 15 millions d’emplois dans les dix prochaines années. Ce nombre, dit-il, est une conséquence directe du plan d’investissement du gouvernement libéral de 1000 milliards de dollars.
Où croyez-vous que le Canada va trouver de 10 à 15 millions de travailleurs en 10 ans ? Poser la question, c’est y répondre. L’Initiative du siècle se poursuit, et la déferlante migratoire qui l’accompagne aussi.











