Les robots Optimus de Tesla sont entraînés en usine à accomplir toute sorte de tâches et devraient être commercialisés dès la fin de l’année.
La quatrième révolution industrielle (4RI) se déploie tranquillement depuis quelques années, mais elle est sur le point de s’accélérer d’une manière que peu de personnes anticipent : comme un crépuscule des idoles modernes, cette révolution pourrait sonner le glas de l’emploi tel que nous le connaissons.
La 4RI est une expression qui est apparue au tournant des années 2010 pour désigner l’amalgame de nouvelles technologies, à un point tel qu’on assisterait à une évolution transformative des interactions humaines et de l’être humain avec son environnement, soit une nouvelle révolution industrielle. En fait, on parle d’une révolution « épi-digitale », dont l’existence repose complètement sur le monde digital, à partir duquel on ajoute des couches d’innovation technologique.
Parmi ces technologies, il y a l’intelligence artificielle (IA), l’internet des objets, les robots, la blockchain issue de la cryptographie et le transhumanisme, qui n’est pas une technologie à proprement parler, mais qui consiste à augmenter la performance humaine à l’aide de la technologie, dans une optique de couplage homme-machine.
L’ensemble de ces technologies amalgamé dans leur opérabilité donne la 4RI. Si certains éléments n’atteignent pas immédiatement le public, d’autres sont prêts à être commercialisés. Par exemple, les robots de Tesla vont changer radicalement le monde du travail. Selon Tesla Mag, la compagnie prévoit en commercialiser 10 000 avant la fin de 2025 et 100 000 en 2026. À l’heure actuelle, Tesla a des robots taxis qui parcourent les rues d’Austin au Texas et qui se conduisent seuls. Ces deux innovations à elles seules vont transformer l’humanité.
Il y a 15 ans, la 4RI n’était qu’une idée un peu embryonnaire, mais le progrès technologique pourrait en apporter un déploiement rapide dans les prochaines années. Comme le veut l’adage : « Progressivement, puis soudainement ».
Passons succinctement en revue l’ensemble de ces domaines technologiques qui forme la quatrième révolution industrielle.
Intelligence artificielle
L’intelligence artificielle s’est développée de manière exponentielle depuis la fin de la pandémie de COVID-19. Elle est maintenant accessible au grand public sous forme d’applications téléchargeables et elle est en voie de remplacer les moteurs de recherche.
L’avènement des agents d’IA avec lesquels on peut discuter et travailler sur un ordinateur va augmenter la productivité, notamment sur le plan du codage informatique et, à terme, dans toutes les sphères d’opérations, où l’on pourra demander à l’IA de créer, d’activer et d’opérer des protocoles simples ou complexes à l’aide de commandes vocales. L’IA pourra facilement effectuer les tâches de col blanc d’entrée de gamme et certaines tâches de gestion et d’actuariat avancé.
Internet des objets
Cette technologie emploie la 5G et permet de connecter à l’internet des objets en vue d’exploiter des informations en temps réel pour moduler l’utilisation de l’objet, en fonction des besoins de l’utilisateur à un moment précis dans un contexte précis, c’est-à-dire une adaptation dynamique de l’utilité de l’objet. Par exemple, des capteurs dans le sol pour l’irrigation et la fertilisation des cultures, des villes connectées pour optimiser la circulation et éviter les embouteillages, des innovations dans le domaine de la domotique avec les objets d’une maison, ou encore dans le monde de la santé avec des dispositifs connectés qui surveillent les patients en temps réel.
Robots
Les robots humanoïdes pourront effectuer plusieurs tâches dévolues à des travailleurs humains, dès leur commercialisation à la fin de l’année 2025. En ce moment même, le Tesla Bot (Optimus) est entraîné dans les usines de Tesla en situation réelle.
Optimus sera en mesure de faire plusieurs travaux ménagers, libérant ainsi du temps aux humains dans les foyers. Concrètement, on parle de nettoyer les planchers, passer l’aspirateur, sortir les poubelles, préparer les repas et garder les enfants.
Mais tout cela n’est que la pointe de l’iceberg, on pense que le Tesla Bot pourra effectuer des livraisons, assister les personnes âgées ou handicapées, effectuer des tâches de services à la clientèle, comme la réception dans les bureaux ou les hôtels, faire des travaux d’entretien dans les usines, des travaux de construction et même de l’enseignement à distance.
Cryptographie et blockchain
L’utilisation de la cryptographie à travers des blockchains décentralisées pourrait concurrencer le marché boursier, ce qui est déjà en cours avec Jupiter exchange, qui fonctionne sur Solana et permet d’acheter des jetons d’actions comme si c’étaient de vraies actions. Contrairement à la bourse, une plate-forme de transactions adossée à la blockchain est fonctionnelle 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Les transactions sont très très rapides, voire immédiates, et les frais comparativement aux banques sont inexistants.
Toute l’industrie des cartes de crédit est aussi à risque d’être relayée au second plan et remplacée par cette technologie.
Certaines cryptomonnaies sont des valeurs refuges (hard assets). Il y en a des tonnes, mais selon Cathie Wood de Ark Invest, uniquement le Bitcoin, Ethereum et Solana vont survivre. Sans compter le rôle très concret qu’elles pourraient avoir pour effectuer des transactions. C’est déjà un peu le cas, mais une fonctionnalité entière suppose l’adoption à grande échelle.
Transhumanisme
Le transhumanisme arbore plusieurs formes. Dans sa forme douce, il consiste en une simple altération biologique des fonctions du corps humain, comme par exemple, un implant cardiaque. Dans sa forme augmentée, il suppose littéralement la fusion de l’homme et de la machine. L’humanoïde de la science-fiction qui n’a plus rien d’une fiction. À l’aide de bio-nano-technologie, d’édition génétique, d’implants connectés ou de prothèses exo squelette l’humain pourrait augmenter ses capacités psychologiques, intellectuelles et physiques.
Éthique
La question qui subsiste et pour laquelle personne n’a de réponse, c’est que feront des êtres humains? Que feront nous des millions de chômeurs dont les emplois auront été remplacés par des robots ou par l’IA?











