Les gouvernements du Canada et du Québec ont délibérément choisi de nous appauvrir avec l’immigration massive. Le piège démographique dans lequel se trouve le Canada ne permet plus l’enrichissement, puisqu’il n’y a pas assez d’investissements pour soutenir le niveau de croissance démographique.
Une vidéo de l’économiste en chef de la Banque National, Stéfane Marion, a refait surface sur les réseaux sociaux cette semaine. Lors de son passage à RDI Économie en février 2024, Marion avait soutenu que le Canada était tombé en piège démographique l’année précédente, soit en 2023.
Concrètement, ça signifie que le PIB réel par habitant est en décroissance. « Ce que ça veut dire, le PIB par capita, […] c’est lorsque vous travaillez plus longtemps et que vous gagnez moins d’argent. […] L’enjeu canadien c’est que j’ai pas assez d’investissement, pas assez de capital, présentement, pour compenser la croissance de l’immigration », a expliqué Marion.
Il avait même affirmé : « le plus célèbre démographe canadien David Foot avait dit que la démographie explique les deux tiers de tout, […] comme société on doit maximiser le bien-être de l’économie sous contrainte. La contrainte, elle peut être financière, elle peut être physique, [comme] le nombre de logements, ça peut être le nombre d’hôpitaux, le nombre d’infrastructures ».
« C’est comme si on avait décidé, ‘‘on va augmenté le chiffre [le nombre d’immigrants] toujours plus jusqu’à en arriver au point de bascule’’, bien là, depuis l’année passée on a frappé le point de bascule, ce qui amène la remise en question, pis c’est dramatique parce qu’on aurait pas dû se rendre jusque-là », a-t-il poursuivit.
Donc, l’économiste en chef de la Banque Nationale soutient que ce qui se passe avec l’immigration au Canada est dramatique parce que nous sommes dans un piège démographique, ce qui se produit habituellement dans les pays en voie de développement. (voir l’émission entière)
L’ampleur du phénomène
Or, que s’est-il passé depuis la diffusion de cette émission en février 2024 ? Le Canada a émis ou renouvelé 527 570 permis d’étudiants étrangers en 2024 et 401 725 en 2025. Il a émis ou renouvelé 1 115 740 permis pour des travailleurs étrangers en 2024 et 943 485 en 2025. Il a accueilli 171 835 demandeurs d’asile en 2024 et 113 085 en 2025. Il a octroyé la résidence permanente à 469 940 individus en 2024 et à 381 505 individus en 2025.
Sur les deux seules années 2024 et 2025, le Canada a donc délivré ou renouvelé plus de 4,1 millions de permis et statuts : un volume administratif sans précédent, même en tenant compte des renouvellements.
Alors même qu’on s’appauvrit avec l’immigration massive, alors même qu’on traverse une crise des infrastructures, alors même que l’économie ne suit pas pour le volume migratoire par manque d’investissement, les gouvernements du Canada et du Québec ont fait le choix de poursuivre dans cette voie.
Il importe de comprendre qu’en politique, rien ne relève du hasard. Le gouvernement fédéral dirige l’État, contrôle les frontières, émet des permis, accorde ou refuse des statuts de résidence permanente, de demandeurs d’asile, de réfugiés et octroie la citoyenneté canadienne. Idem pour le Québec qui émet des permis et sélectionne pour une bonne part son immigration, même s’il ne contrôle pas ses frontières.
Donc, si on discute ouvertement ces questions sur les plateaux de télévision depuis 2023, mais que la situation ne change pas de manière significative (malgré des baisses à partir de sommets historiques), quelle est la conclusion qu’il faut en tirer ?
Que les gouvernements savent que nous sommes dans un piège démographique depuis 2023, mais choisissent de sacrifier l’économie au nom de l’immigration. Ça, on peut le dire avec certitude.











