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L’anarcho-tyrannie n’est pas une fatalité, mais un choix politique

Le Canada est en train de sombrer dans l’anarcho-tyrannie et on peut croire que les lois adoptées par nos gouvernements dans les dernières années nous y ont sciemment menés, en favorisant l’immigration massive et par la réforme du Code criminel.

La semaine dernière, CBC a publié un article comprenant la lettre de menaces du gang indien, Bishnoi, qui avait été envoyée à la GRC ainsi qu’au ministre de la Défense, en août 2025. Ce gang criminel a mentionné qu’il compte 5000 membres au Canada et qu’aucune organisation n’est plus puissante que lui, pas même les Hell Angels, qu’il qualifie de « cochons blancs ». 

Bishnoi affirme que ses membres peuvent « ouvrir le feu » pour seulement 1000 $, comme quoi le cheap labour importé de l’étranger est aussi une réalité du monde interlope. 

Plus sérieusement, le gang soutient détenir plus d’armes à feu que la police elle-même et l’intime de ne pas se mettre en travers de son chemin, puisqu’autrement « il y aurait des coups de feu sur les postes de police ». Il prétend que bientôt tous les propriétaires d’entreprise au pays vont devoir leur payer une taxe de protection. 

On voit souvent des images de la sorte circuler sur X. 



La seule question qui vaille, c’est comment nous sommes-nous retrouvés avec un gang criminel indien qui possède autant de membres et d’armes à feu au Canada ? On pourrait en dire tout autant de la mouvance sikh du punjabi qui se revendique du Khalistan indépendant et qui se filme avec des AK-47, ou des triades chinoises, ou des cartels mexicains ou des gangs haïtiens. 

La réponse est évidemment à chercher du côté des politiques d’immigration massive du Parti libéral du Canada des dix dernières années, notamment l’instrumentalisation des permis d’étude. Le rapport du Bureau du vérificateur général du Canada, publié le 23 mars, souligne que le Volet direct pour les études (VDE), créé en 2018, en tant que voie accélérée qui retirait des couches de vérification pour 14 pays, a été quasi-monopolisé par les demandes indiennes au niveau postsecondaire. Il souligne aussi que le ministère avait tardé à donner suite aux enjeux d’intégrité, comme l’utilisation de faux documents et le signalement d’étudiants qui ne poursuivaient pas leurs cours. 

Donc, en gros, des dizaines de milliers d’Indiens sont entrés frauduleusement au Canada sous le faux prétexte des études. Et maintenant, on est aux prises avec des terroristes khalistanais qui tirent de la mitraillette dans l’arrière-pays comme s’ils s’entraînaient pour un coup d’État, ainsi qu’un gang criminel indien qui compte 5000 membres, lesquels sont prêts à tuer pour 1000$. 

Idem avec les cartels qui ont pénétré le pays lorsqu’on a retiré l’obligation d’avoir un visa aux ressortissants mexicains pour venir au Canada, entre 2018 et 2024. Merci à Justin Trudeau pour cette belle collaboration législative dans ce dossier. 

Quant aux gangs haïtiens, on a permis à des milliers de leurs membres de rentrer comme si de rien n’était par Roxham de 2017 à 2023. Mais puisque la frontière n’est pas protégée, ça entre encore comme dans un moulin, mais les autorités et les médias restent assez silencieux sur le sujet.

Qu’on ne vienne pas se surprendre pourquoi il y a des flambées de violence partout au Québec : des gangs criminels sur la Côte-Nord, en passant par les adolescents avec des armes à feu à Québec, jusqu’aux commerçants extorqués à Laval et Montréal. L’immigration augmente la population et, proportionnellement, le crime augmente avec elle. Tout ça sur fond de tension sociale et politique. 

Bien sûr, il  y a aussi la corruption institutionnelle. Comme le cas de Cameron Ortis, l’ex-chef du renseignement de la GRC qui a vendu des secrets des Five-Eyes à des organisations criminelles transnationales. Ou encore Justin Trudeau qui rencontre un kingpin des triades chinoises dans un petit local de l’aéroport de Vancouver, alors qu’il était premier ministre. Comble de la malchance pour lui, le chef de la triade était sous filature par la GRC, qui a évidemment reconnu que la cible de la rencontre était le premier ministre du Canada de l’époque.

À tout cela, on doit ajouter les réformes du Code criminel entre 2019 et 2021. Les libéraux ont retiré les peines minimales pour certains crimes — histoire d’être bien sûr que les criminels se retrouvent en liberté plus vite — et du même souffle, ils ont effectué une refonte en profondeur des remises en liberté sous caution, ce qui fait en sorte qu’un délinquant violent peut être arrêté et facilement retrouver sa liberté dans la même journée, avec une simple promesse de comparaître au palais de justice à une date ultérieure.

Mais il y a plus. L’activisme judiciaire concernant les peines moins sévères accordées aux personnes qui n’ont pas la citoyenneté canadienne remporte le palmarès. Ces individus sont ici — souvent avec des permis temporaires — mais dans le but de ne pas nuire à leur démarche d’immigration, ils vont obtenir des sentences moins importantes que des citoyens canadiens. Pourquoi ? Parce qu’ils pourraient être expulsés du pays s’ils étaient sentencés adéquatement. Et le Canada, bien entendu, ne peut pas se passer de la crème de la crème. Ces individus, qui sont invités chez nous et ne respectent pas nos lois, ne doivent absolument pas être expulsés, tels en ont décidé nos bons juges.

Récapitulons. Au moment où l’immigration massive explose et amène son lot d’éléments interlopes, on réforme le Code criminel qui provoque un laxisme judiciaire et qui met en danger la société, tout en accordant des peines moins sévères aux non-citoyens pour leur éviter l’expulsion s’ils commettent des crimes. 

Pourquoi est-ce ainsi ? Ce n’est pas du hasard. C’est de la volonté politique. Lorsqu’on contrôle les leviers politiques, on contrôle l’État, et, par le fait même, on contrôle l’avenir de la nation. C’est ce legs du Parti libéral du Canada que nous subissons maintenant : l’anarcho-tyrannie. L’État est faible avec les forts et fort avec les faibles.

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À propos

Julien Garon-Carrier

Fondateur d’Indocile Média

Journaliste et auteur, formé en communication et en science politique, engagé à défendre une information libre et sans compromis.

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