Alors qu’un accord de paix devient de plus en plus réaliste entre l’Ukraine et la Russie par l’entremise de la diplomatie américaine, les grandes nations de l’Europe que sont la France, l’Allemagne et l’Angleterre battent les tambours de guerre, appelant au sacrifice des enfants de la patrie dans un conflit les opposant à la Russie sur le théâtre ukrainien.
Les médias de masse nous ont informés, dimanche, qu’un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine était « plus près que jamais ». Les rencontres entre les délégations ukrainienne et américaine qui ont eu lieu à Mar-a-Lago ont tablé sur la révision du plan de paix américain, pour le rendre plus acceptable à la partie ukrainienne, notamment sur les territoires que l’Ukraine devrait céder et sur la question de l’adhésion à l’OTAN.
L’Europe sur un pied de guerre
Pendant que la diplomatie américaine essaye de trouver une voie de passage pour mettre fin au conflit entre les deux peuples slaves, les Européens envisagent sérieusement la confrontation avec la Russie.
Dans les dernières semaines, des chefs des armées française et anglaise ainsi que le chancelier allemand, Friedrich Merz, se sont prononcés sans équivoque sur le sujet, tout comme le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.
Évidemment, les médias de masse n’ont pas rapporté leurs propos de ce côté-ci de l’Atlantique, ce qui fait que pour la sphère publique ici, cela n’existe pas. Or, le langage employé par les va-t-en-guerre de ce monde est d’une gravité telle qu’on croirait qu’un conflit de haute intensité entre les nations de l’Europe et la Russie pourrait éclater à tout moment.
Par exemple, le Chef d’état-major des Armées françaises, Fabien Mandon, a dit devant les maires de l’Hexagone que la France devait accepter de perdre ses enfants et de souffrir économiquement.
Même son de cloche du côté de l’Angleterre, où le Chef d’état-major de la Défense britannique, Rich Knighton, a parlé des fils et des filles qui devront combattre, soulignant que plusieurs familles allaient découvrir ce que signifie le sacrifice pour la nation.
Le chancelier allemand, quant à lui, a averti que si le recrutement militaire volontaire n’augmentait pas assez rapidement, il allait envisager la possibilité d’un service obligatoire durant la période législative actuelle, donc à très court terme.
Mais le discours le plus sombre provient du secrétaire général de l’OTAN. Non seulement soutient-il que le conflit est aux portes de l’Europe, mais il discute d’une guerre d’une telle ampleur qu’elle affectera tout le monde : chaque maisonnée, chaque lieu de travail emportant avec elle la destruction et la mobilisation de masse.
Et au Canada…
Aucun discours de la sorte n’a été prononcé par la Chef d’état-major de la Défense canadienne, Jennie Carignan. Elle a tout de même affirmé au National Post, le 17 décembre dernier, que le Canada était prêt pour la guerre.
D’ailleurs, pas plus tard que samedi, le premier ministre du Canada, Mark Carney, a octroyé 2,5 milliards de dollars supplémentaires à l’Ukraine pour son effort de guerre, lors du passage de Volodymyr Zelensky à Halifax, quelques heures avant sa rencontre avec le président Trump. Le total de l’aide accordé à l’Ukraine par le Canada depuis 2022 approche les 25 milliards de dollars.











