La frontière canado-américaine représente une « grosse vulnérabilité pour la sécurité nationale » des Américains, a mentionné Tom Homan, le Tsar des frontières de la Maison Blanche, en entrevue à l’émission American Thought Leaders.
L’homme qui occupe un rôle de premier plan dans la coordination de la sécurité frontalière et de l’expulsion des migrants illégaux a déclaré que beaucoup de ressources seront consacrées à sécuriser la frontière nord des États-Unis au courant des deux prochaines années.
« Certains secteurs veulent plus de bottes sur le terrain, d’autres ont besoin de barrières automobiles, mais ils veulent tous plus de technologies. Ils veulent tous des tours. Ils veulent tous plus de drones parce qu’il y a des centaines de milles de frontière », a-t-il expliqué à l’animateur de l’émission American Thought Leaders, Jan Jekielek. Il considère cependant que le plus important est la collaboration des autorités canadiennes pour sécuriser la frontière.
Homan a aussi affirmé que les lois concernant l’immigration au Canada sont très laxistes. « Ça ne prend pas grand-chose pour entrer au Canada », a-t-il dit, précisant que selon les rapports de renseignement qu’il avait consultés, les menaces à la sécurité nationale peuvent entrer plus facilement au Canada qu’aux États-Unis, pour ensuite s’y rendre et leur nuire.
Il soutient que du trafic de drogue s’effectue dans les deux directions (nord et sud) et que les réserves indiennes sont un problème. Il dit vouloir mettre fin aux éléments criminels à la frontière canado-américaine et à l’immigration illégale qui sont une menace à leur nation.
Une frontière poreuse et mal protégée
Indocile Média s’intéresse au sujet de la frontière canado-américaine depuis plus d’un an. Les problèmes de sécurité y ont été maintes fois répertoriés, notamment par le président national du syndicat des douanes et de l’immigration, Mark Weber, qui a soutenu que les agents sont littéralement empêchés de faire leur travail à cause de règles bureaucratiques absurdes.
Il y a aussi le témoignage du propriétaire de Gardaworld, le milliardaire Stéphan Crétier, qui pense que les tarifs américains qui sont imposés au Canada le sont aussi pour des raisons de sécurité.
Et c’est sans compter la fin du statut temporaire d’environ 300 000 Haïtiens qui a été révoqué cette année. Ceux-ci ne demandent pas mieux que de s’en venir à Montréal.
Et que dire de cet article où des Anglais-pakistanais ont pénétré illégalement aux États-Unis à partir du Canada comme si de rien n’était, à la frontière entre le Québec et le Maine. Ce sont des travailleurs forestiers qui ont prévenu les autorités, autrement ils se seraient fondus dans la nature.
En fait, la frontière a été négligée par les autorités canadiennes. On compte des fermetures de postes frontaliers la nuit et des heures d’ouverture réduite dans 35 postes à la grandeur du Canada, depuis le mois de janvier 2025.
Dans ces conditions, doit-on se surprendre que les Américains aient décidé de pivoter leur attention de la frontière sud à la frontière nord avec le Canada ? Poser la question, c’est y répondre.
Cette frontière sera militarisée dans les deux prochaines années avec plus d’effectifs, des drones de surveillance et des tours de guet. La sécurité entre les deux pays sera améliorée.











