Une bande de gauchistes ont appelé à l’alliance des forces indépendantistes sous l’enseigne du progressisme dans Le Devoir, hier. Leur vision, loin d’être un progrès, est en parfait décalage avec l’air du temps et ne ferait que tirer le Parti Québécois vers le bas au même stade de défaitisme que Québec solidaire, si elle devait se réaliser.
Les auteurs de cette lettre consacrent le sacro-saint modèle québécois comme un « impératif historique », c’est-à-dire l’obligation de « sauvegarder l’héritage et l’idéal de solidarité légués par la Révolution tranquille ». Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, comme le dit le proverbe.
L’air du temps a changé et les vieux modèles désuets du gauchisme n’ont plus la cote partout dans le monde : de l’Amérique du Sud jusqu’en Europe, les droites progressent. Les peuples ont constaté les échecs des politiques de la sociale démocratie et du postmodernisme : étatisme immense qui pousse à l’immobilisme et qui tue l’entrepreneuriat, endettement, immigration massive, perte de l’identité nationale, capitalisme d’État qui sélectionne les gagnants du jeu économique (souvent les amis du parti au pouvoir), environnementaliste doctrinaire, etc. La liste est longue, et cette tangente politique finira comme toutes les gauches historiques, dans les poubelles de l’histoire.
Le vrai changement
Les cosignataires de ce papier infâme qualifient l’élection de 19 députés conservateurs « d’onde de choc ». Loin de se questionner sur ce désir de changement qui s’est canalisé à travers le PCQ, ils soutiennent que le faible score du PQ est imputable, entre autres, à une volonté d’austérité budgétaire. Mais tant le PQ que le PCQ se sont commis sur des politiques de restriction budgétaire, et à eux deux, ils ont cumulé 49 % des suffrages, contre 13 % pour le vote progressiste de QS.
Cette donnée devrait très certainement sonner une cloche à ceux et celles qui n’ont pas encore compris à quelle enseigne politique loge la population du Québec, en 2026. Si le PQ s’allie à QS, il sombrera.
QS n’a pas le programme ni le capital de sympathie pour un jour espérer prendre le pouvoir et faire du Québec un État socialiste. Ce parti est une lubie, gangrené qu’il est par des marxistes, des islamo-gauchistes, des postmodernistes aux multiples déclinaisons wokes et des antifas.
De toute façon, la base de QS déteste le PQ et un rapprochement a déjà été essayé dans les années 2010 entre les deux formations politiques, avec les résultats que l’on connaît tous. Cette avenue s’avère un cul-de-sac. Le vrai changement est à droite : droite économique, droite sociale et droite nationale.
C’est de ce côté qu’une alliance est possible entre le PQ et le PCQ. Le référendum a été mis sur la glace et les politiques autonomistes peuvent convenir aux deux partis le temps d’une association formelle de quelques années, pour gouverner le Québec de manière patriotique.
Les bobos à gogo
Les auteurs requièrent la rupture « avec la logique extractiviste ». Quelle erreur! La richesse des nations est directement liée à leur capacité à produire de l’énergie. Nous, Québécois — pauvre peuple de neuf millions d’habitants qui jonchent les rives du Saint-Laurent entre deux chaînes de montagnes — allons sauver la planète en laissant notre gaz naturel dans le sol.
Les bobos urbains rêvent de tramway et d’éoliennes. Ces gens ne peuvent pas être pris au sérieux. L’exploitation de nos ressources naturelles est une occasion en or pour l’enrichissement collectif et la création d’emplois. Le PQ trouvera d’ailleurs un allié au PCQ s’il souhaite aller de l’avant avec un tel chantier.
Immigration : l’heure est à l’action et non au dialogue
Quant à l’immigration, les auteurs nous convient à l’inaction dans une sorte de grande messe dialectique où tout le monde va échanger, se faire de grands sourires et chanter les louanges de la diversité.
Dès lors — soudainement et comme par miracle — nous allons tous nous entendre. Les militants de QS qui croient que le PQ et le PCQ sont des fascistes parce qu’ils veulent réduire l’immigration vont certainement accepter les positions d’autrui, et ceux qui voient les immigrationnistes dogmatiques comme les larbins de l’Initiative du siècle vont changer d’idée. Allons donc, les positions de tout un chacun sont connues d’avance. Nul besoin d’un sommet inutile.
D’ailleurs, si l’Initiative du siècle réussit à faire augmenter la population du Canada de 40 à 100 millions d’habitants avec l’immigration de masse, d’ici 2100, il ne restera que 10 % de Canadiens issus des deux peuples fondateurs du pays, c’est-à-dire les anglo-protestants et franco-catholiques. Autrement dit, les blancs.
Soit dit au passage que l’Initiative du siècle est réelle. Ce n’est pas une théorie du complot. Ses instigateurs gravitent dans le cercle du premier ministre du Canada. Dominic Barton a été nommé président du conseil d’administration d’Investir au Canada et Mark Wiseman a été nommé ambassadeur du Canada aux États-Unis. Croire que ce projet de remplacement du peuple canadien n’a pas lieu en ce moment même est d’une crédulité sans nom. Connaissez-vous un seul pays où le peuple d’origine se laisserait sciemment disparaître ?
Non, le politique doit trancher, parce que la politique est faite de choix. Et sur l’immigration précisément, le PQ et le PCQ ont plus d’atomes crochus qu’il n’y paraît. Le Québec a subi l’immigration massive sous l’ère Trudeau-Legault et la population réclame une diminution draconienne des seuils. C’est aussi simple que cela.
Éducation et préservation
L’éducation à trois vitesses sert à protéger nos enfants de l’environnement hostile qu’est devenue l’école publique. On ne cesse de parler de l’augmentation de la violence dans les écoles, mais a-t-on une idée de la cause de cette violence ?
Le fait qu’entre 2020 et 2025, le réseau de l’éducation primaire et secondaire ait ajouté 100 000 élèves de plus, principalement en provenance de l’immigration, devrait allumer un voyant rouge. Le fait que les immigrants sont devenus majoritaires dans 12 écoles de la ville de Québec, alors que cette ville n’a jamais été immigrationniste contrairement à Montréal, devrait aussi sonner une cloche. L’immigration massive depuis 2022 a rendu la région de Québec méconnaissable, comme plusieurs autres villes et villages.
Ainsi, nos enfants se retrouvent bien malgré eux au centre d’un choc civilisationnel, étant les premiers à vivre les conséquences effectives de ce changement de peuple. La question est simple. Comment peut-on modifier la démographie d’une nation de manière aussi radicale et croire que cela va se faire sans heurts aucuns ?
Les jeunes se rassemblent en groupes d’appartenance raciale dans les cours d’école, comme c’est le cas dans la vie courante, où les immigrants se regroupent en quartiers ethniques dans les villes. Pourquoi est-ce ainsi ? Tout simplement parce qu’il est naturel et normal de vouloir vivre parmi les siens.
Le problème, c’est lorsque les Québécois deviennent minoritaires dans leur propre institution d’enseignement. D’une part, ils sont la « cible » dans la cour d’école et, d’autre part, ils ne se reconnaissent plus parmi les leurs. L’école privée est pour bon nombre de familles québécoises une voie de sortie honorable. Revoir ce système et favoriser significativement les établissements publics serait une erreur. Les gauchistes du Devoir veulent justement « remédier à cette situation en redonnant à l’école publique tous les moyens pour y arriver ». Cela n’est pas du tout de bon augure.
Deux mots sur la langue
La langue se portait bien au Québec avant l’immigration massive, mais les auteurs de la lettre omettent précisément de le mentionner. C’est un angle mort des bien-pensants qui s’empêchent de réfléchir les problèmes réels de la société.
Lorsque l’économiste et démographe canadien, David Foot, a écrit que « la démographie explique les deux tiers de tout », ce n’était pas juste une boutade lancée en l’air. La composition ethnique d’un peuple explique son mode de vie, sa langue, sa religion.
Si une bonne part des problèmes que connaît le Québec aujourd’hui semble liée à l’immigration, c’est justement à cause de cette composition démographique qui change. Et la langue ne fait exception. Comment peut-on penser une minute qu’on peut accueillir des masses d’immigrants qui ne parlent pas français ou très peu et croire un seul instant qu’ils ne vont pas s’angliciser ? Laval est devenue une ville quasi anglophone, Longueil est en bonne voie d’anglicisation et Montréal est perdue.
Il y a 10 ans encore, ce n’était pas du tout le cas. Le sort de la langue au Québec ne passe pas que par des programmes de francisation et plus de ressources, mais par une diminution significative de l’immigration et un contrôle beaucoup plus serré à l’avenir.
Création de richesse
C’est toujours très drôle d’écouter des syndicalistes donner des leçons de création de richesse à des milliardaires, alors que ce qu’ils proposent eux-mêmes n’en relève pas du tout. Évidemment que la sur-réglementation est un frein énorme à la création de richesse, puisque les compagnies doivent mettre leurs efforts dans la paperasse pour répondre aux exigences gouvernementales plutôt que dans la production réelle.
Non, ce que la gauche sait faire de mieux, c’est de nous parler de répartition de la richesse, mais de création, elle n’en dit mot : depuis toujours, elle loge aux abonnés absents pour la richesse des nations.
Mode de scrutin et autochtones
Le mode de scrutin actuel est favorable à la majorité francophone et il est dans l’intérêt du PQ et du PCQ de le conserver ainsi. Quant aux Premières Nations, elles ont tout intérêt à se détourner du fédéral, car elles n’échapperont pas au changement de peuple si l’Initiative du siècle réussit. En ce sens, elles deviennent des alliés objectifs de la nation québécoise qui luttent pour sa survie.
Et le gauchisme d’un point de vue macro ? Il est l’allié objectif du globalisme. Il signifie la disparition des nations et la chute de l’Occident.











