Un ancien officier supérieur de la GRC lance un cri d’alarme: le Canada est devenu un paradis pour le crime organisé transnational alors que nos dirigeants politiques approfondissent leurs liens avec Pékin.
Garry Clement, qui a passé des décennies à infiltrer le crime organisé pour la GRC, ne mâche pas ses mots. Dans une entrevue qu’il a accordée à Blendr News, il affirme qu’une partie de la classe politique canadienne a été « capturée par les élites » chinoises, grâce à une stratégie de compromission sophistiquée que l’Occident peine encore à comprendre: le Guanxi.
Contrairement à la corruption occidentale traditionnelle basée sur l’échange donnant-donnant immédiat, la Chine utilise une approche à long terme. Cette stratégie consiste à offrir des pots-de-vin ou à acheter quelqu’un sans lui demander quoi que ce soit en retour. C’est comme un investissement pour le futur. Par exemple, on peut vous offrir 100 000 $ aujourd’hui sans contrepartie pendant des années, mais un jour cette dette devra être remboursée.
La Chine opère également des casinos souterrains où des politiciens sont invités, filmés à leur insu, puis compromis, une réalité confirmée par la police de Toronto et le SCRS. « C’est Epstein sur les stéroïdes », soutient l’ancien agent de la GRC.
De Trudeau père à Carney: une tradition dangereuse
Cette capture remonte à Pierre Elliott Trudeau, fervent admirateur du communisme et de la Chine, et se perpétue à travers les liens avec Power Corporation et la famille Desmarais. « Pratiquement tous les premiers ministres finissent par travailler avec la famille Desmarais d’une manière ou d’une autre après leur retraite », note Clement.
La visite récente de Mark Carney à Beijing, où il a proposé un partenariat stratégique pour aider à former un « nouvel ordre mondial », illustre très bien cette continuité troublante. Particulièrement parce que Carney lui-même avait identifié la Chine comme la plus grande menace à la sécurité du Canada.
Clement est carrément préoccupé par ces déclarations! Surtout lorsque Carney évoque « plus de coopération en matière de renseignement » avec un régime qui utilise systématiquement le crime organisé comme outil géopolitique.
Sidewinder: le rapport enterré qui révélait tout
Dans les années 1990, alors qu’il était officier de liaison à Hong Kong, Clement a contribué au rapport Sidewinder, une analyse conjointe GRC-SCRS documentant les liens entre le Parti communiste chinois, les corporations chinoises et les triades. Le rapport a été enterré. À l’époque, le programme entrepreneurial canadien permettait à quiconque disposant de 250 000 $ d’obtenir un visa, sans que l’appartenance au crime organisé soit un motif d’exclusion.
Une explosion de la criminalité sans précédent
Les conséquences de cet aveuglement volontaire sont catastrophiques! Le Canada compte aujourd’hui environ 4000 groupes criminels organisés actifs, une augmentation de 400 % depuis 2011. Multiculturalisme oblige, la diversité est bien représentée dans les milieux interlopes. Cette prolifération inclut des organisations iraniennes, indiennes, russes, chinoises et les groupes traditionnels de motards et de mafias.
« Si j’étais un criminel organisé transnational et que je vous disais: où voulez-vous aller ? Le Canada a probablement 2 % de chances de vous condamner. Allez aux États-Unis, vous allez probablement aller en prison pour 25 ans. Où pensez-vous qu’ils vont aboutir ? », questionne Garry Clement.
Système judiciaire paralysé
Paradoxalement, la Charte canadienne des droits et libertés a créé des obstacles insurmontables pour les poursuites complexes. Les décisions Stinchcombe et Jordan, conçues pour protéger les citoyens, ont résulté en l’abandon de 4000 dossiers, « incluant des meurtres, des violeurs et des criminels organisés transnationaux », s’indigne Clement.
Par exemple, l’opération E-Pirate, qui avait révélé l’ampleur du trafic de fentanyl et du blanchiment sino-mexicain en Colombie-Britannique, a dû être abandonnée pour une erreur de divulgation.
Unités d’élite sacrifiées
Pendant ce temps, les outils qui fonctionnaient ont été démantelés. L’Unité intégrée des produits de la criminalité que Clement dirigeait, regroupant la police, les douanes, la fiscalité et les procureurs de la Couronne, a été dissoute par manque de financement. La GRC, forcée de maintenir ses contrats municipaux et provinciaux, retire des ressources de la police fédérale, précisément là où opère le crime transnational.
L’exclusion des Five Eyes se profile
Les conséquences géopolitiques sont sérieuses. Le Royaume-Uni vient d’autoriser la Chine à construire son ambassade au-dessus d’un important réseau de câbles de fibre optique, malgré les avertissements des services de renseignement. Quant aux États-Unis, ils nous considèrent déjà comme le maillon faible du renseignement. Clement croit que l’exclusion du Canada et de l’Angleterre des Five Eyes est une possibilité qu’on ne peut exclure.











