Un rapport de l’Institut C.D. Howe vient confirmer ce qu’Indocile Média avait établi en 2025 grâce aux révélations d’un lanceur d’alerte de l’Agence des services frontaliers du Canada : le filtrage de sécurité des demandeurs d’asile au Canada est gravement déficient, mettant en péril la sécurité nationale.
L’Institut C.D. Howe, un think tank économique de centre droit basé à Toronto, a publié un rapport accablant sur le traitement des demandes d’asile, qui stipule que la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) approuve 80 % des demandes, selon un processus où des dizaines de milliers d’individus n’auront jamais eu besoin d’une audience en personne avec un agent d’immigration. Il leur aura suffi de soumettre leurs documents papier et d’attendre la réponse par la poste. Ce programme s’appelle le File Review et permet un traitement accéléré des demandes d’asile.
Or, les décisions rendues par la Division de la protection des réfugiés (DPR), qui s’occupe des traitements de ce type de dossiers, sont passées de près de 15 000 en 2016 à environ 40 000 en 2019. Entre janvier 2019 et février 2023, environ 25 000 demandeurs ont été acceptés au Canada sans qu’une seule question ne leur soit posée!
Pire encore, même si la CISR a triplé son personnel dans les dernières années, passant d’environ 1000 employés à près de 2600, elle ne suffit pas à traiter les demandes. En fait, les nouvelles demandes ont bondi à 190 000 en 2024 et le ministère avait accusé un retard de 300 000 dossiers en septembre 2025.
Nommons l’évidence ici, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a transformé le droit d’asile en filière d’immigration régulière, contribuant à l’immigration de masse! À titre comparatif, l’Irlande accepte 30 % des demandes, la Suède 40 %, l’Allemagne 59 % et la Belgique 62 %. Mais au Canada c’est 80%, parce que la pression institutionnelle pour augmenter le volume de décisions pousse les fonctionnaires vers des acceptations rapides, plutôt que des examens approfondis.
Ainsi, on ouvre la porte toute grande à la fraude, parce que sans un processus de sélection rigoureux, soumettre de faux papiers achetés sur le marché noir devient un jeu d’enfant.
Sécurité nationale
D’après l’Annexe B du rapport, la liste des pays admissibles au File Review inclut 24 pays: Afghanistan, Bahamas, Barbade, Burundi, Djibouti, Égypte, Érythrée, Iran, Irak, Corée du Nord, Libye, Nigéria, Pakistan, Pérou, Russie, Rwanda, Sainte-Lucie, Saint-Vincent, Arabie saoudite, Soudan, Syrie, Turquie, Venezuela, Yémen.
Parmi ceux-ci, le rapport indique que 13 abritent des organisations terroristes inscrites sur la liste officielle du ministre de la Sécurité publique du Canada. Bien que le rapport ne les nomme pas explicitement, en croisant la liste des entités terroristes du gouvernement canadien avec ces 24 pays, on peut en identifier 11 sans difficulté : l’Afghanistan (talibans, réseau Haqqani, Daech-K), l’Irak (Daech, milices de toutes sortes), la Syrie (Daech), le Nigéria (Boko Haram), le Yémen (Al-Qaïda dans la péninsule arabique), le Pakistan (Lashkar-e-Taïba, Tehrik-i-Taliban), l’Iran (Corps des Gardiens de la révolution islamique, désigné comme entité terroriste par le Canada), la Libye (factions affiliées à Daech), l’Égypte (Ansar Beit al-Maqdis, Al-Gama’a al-Islamiyya et Harakat Sawa’d Misr), et la Turquie (PKK, bien que la Turquie soit aussi le pays qui combat le PKK) et naturellement, la Corée du Nord (État paria).
Bref, le gouvernement voudrait inviter des terroristes à infiltrer le Canada qu’il ne s’y prendrait pas autrement! Un processus accéléré d’accréditation sans vérifications scrupuleuses ni rencontres en personne pour obtenir le statut de demandeur d’asile — ouvrant facilement la porte à la fraude — et l’ouverture expresse de ce même processus à des pays du tiers-monde, dont les filières terroristes sont bien actives et connues!
En fait, les problèmes avec le filtrage de sécurité ne sont pas nouveaux. Le travail qu’a fait Indocile Média avec le lanceur d’alerte Luc Sabourin, qui a averti sur les lacunes et la corruption à l’Agence des services frontaliers du Canada — lesquelles perdurent depuis le milieu des années 2000 — recoupe en partie ce dont témoigne le rapport de l’Institut C.D. Howe.
Un Canada qui a failli à la tâche
Au mois d’octobre dernier, Indocile Média a publié un texte sur l’autodestruction accélérée du Canada: du point de vue de la justice avec une réforme du Code criminel, entérinant une forme de laxisme judiciaire; du point de vue de la criminalité avec l’infiltration des organisations criminelles transnationales; du point de vue économique avec une croissance inexistante, des ménages endettés, un chômage alarmant chez les jeunes et un ratio dette/PIB insoutenable; du point de vue de l’immigration de masse qui a entamé le système social (logement, hôpitaux, services publics) et du point de vue du contrôle populationnel avec des lois qui réduisent la liberté d’expression (C-9), qui cherchent à espionner vos communications (C-2) et à contrôler votre accès à l’internet (C-8).
À cette triste liste, il faut maintenant ajouter la filière des demandeurs d’asile qui fait preuve d’un laxisme évident et qui ouvre la porte à des entités terroristes posant des risques à la sécurité nationale. Le Canada que vous avez connu n’existe plus: dix ans de transformations radicales par le Parti libéral du Canada en ont fait un État qui a failli à la tâche.
Les médias traditionnels vous ont-ils informés de cette nouvelle? Non, ils sont complices de la faillite de l’État. Ils sont subventionnés par les gouvernements du Canada et du Québec et passent sous silence des informations cruciales, comme celle-ci.










