La docteure Xiangguo Qiu et son mari, le docteur Keding Cheng, étaient des employés de l’Agence de santé publique du Canada qui opéraient au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg.
Les causes de l’origine de la pandémie de COVID-19 sont intrinsèquement liées au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg (LNM). Après avoir été expulsés du laboratoire par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et assignés à domicile, en juillet 2019, deux scientifiques se sont enfuis en Chine en apportant un échantillon du Coronavirus.
L’hypothèse selon laquelle la docteure Xiangguo Qiu et son mari, le docteur Keding Cheng, tous deux ex-employés du Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg, auraient dérobé un échantillon du Coronavirus avait été démenti dans la presse de grand chemin, en janvier 2020. Il semblerait qu’à l’époque, les médias eurent admis que les deux scientifiques avaient envoyé les virus de l’Ebola et l’Henipah par la poste à Beijing, mais pas le Coronavirus.
Le Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg est le seul emplacement avec un laboratoire de niveau 4 au Canada. Crédit photo: Agence France-Presse
Or, de nouvelles informations inédites jettent la lumière sur la trame des événements. Selon une source au sein de l’État fédéral – dont nous devons conserver l’anonymat pour des raisons de sécurité – les scientifiques à la solde de la Chine ont dérobé le coronavirus du laboratoire de Winnipeg, pour l’acheminer en main propre dans un laboratoire chinois.
Une fuite surveillée jusqu’en Iran
Les espions chinois qui opéraient au laboratoire de niveau 4 du Manitoba auraient normalement dû rester au pays, puisqu’ils avaient été assignés à domicile. Mais après avoir été expulsés du laboratoire par la GRC, ceux-ci ont plutôt pris le large direction la Chine.
Durant leur fuite vers l’Asie, notre source soutient que des employés fédéraux ont tracé les déplacements du couple de microbiologistes chinois. Ceux-ci sont partis de Winnipeg vers la mi-juillet 2019 et se sont rendus à Toronto rendre visite à des amis. Ils ont poursuivi leur course jusqu’à Montréal où ils ont pris un vol en direction de l’Espagne. Le couple Qiu-Cheng est resté environ deux semaines et demie en Espagne, avant de s’embarquer dans un navire de croisière sur la mer Méditerranée. Les deux espions chinois auraient normalement dû débarquer en Espagne au terme de la croisière, mais ce n’est pas ce qui s’est passé.
« On les a retracés au mois d’octobre 2019 en Égypte, alors qu’ils s’apprêtaient à prendre un vol en direction l’Iran », a-t-on confié à Indocile Média. Ensuite, c’est le néant. Les autorités ont perdu leur trace, mais sans nul doute ceux-ci devaient se rendre en Chine, nous a-t-on confirmé.
Notre source nous indique que le virus a probablement été conservé vivant dans des tissus de porc dans une glacière, tout au long de ce périple. Il n’est pas exclue que ce soit cette souche du coronavirus, extraite d’un individu en 2004 à Toronto et conservée au laboratoire de Winnipeg depuis lors, qui eue été à l’origine de la pandémie. Il est d’ailleurs probable qu’ils aient contaminé des individus dans les pays où ils ont circulé. Il existe un rapport de la GRC sur ces événements, mais il n’a jamais été rendu public.
Elle ment au SCRS
En novembre 2024, le rapport sur Les liens entre la science et la sécurité nationale au Canada : le cas du Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg a été déposé à la Chambre des communes.
Au cœur de ce rapport, on découvre les rôles qu’ont joué les deux agents chinois que sont les docteurs Xiangguo Qiu et Keding Cheng. Chose inédite, ceux-ci ont été congédiés du laboratoire de Winnipeg, mais vivent encore en liberté au Canada à ce jour, alors que notre source prétend qu’ils devraient être arrêtés et être traduits en justice possiblement pour haute trahison.
Ainsi, dans le rapport déposé à la Chambre des communes, on apprend que le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a effectué une évaluation de sécurité de Mme Qiu. On y affirme qu’elle a agi « d’une manière qui constitue une menace pour la sécurité du Canada » et qu’elle a « divulgué des informations sensibles […] de manière non autorisée ». D’ailleurs, l’évaluation révèle qu’elle a carrément menti à son interviewer lorsqu’elle a été interrogée par le SCRS.
Crédit photo: Agence France-Presse
Une collaboration étroite avec la Chine
Le rapport de la Chambre des communes stipule aussi que la docteure Qiu collaborait depuis 2012 avec l’Académie des sciences médicales militaire de Chine. Elle a d’ailleurs cosigné un article avec la majore-générale de l’Armée populaire de libération et virologiste de haut niveau, Chen Wei.
En 2016, « un fonctionnaire anonyme de l’Académie des sciences médicales militaires de Chine propose la candidature de la docteure Qiu pour le prix de coopération internationale ». Or, la mise en candidature souligne que Qiu « a utilisé comme base opérationnelle le laboratoire de biosécurité de niveau 4 du Canada pour aider la Chine à améliorer sa capacité à combattre des agents hautement pathogènes […] et elle a obtenu d’excellents résultats ».
Qiu a aussi travaillé avec l’Institut de virologie de Wuhan (IVW) d’octobre 2017 à janvier 2018, un endroit clé dans la propagation du SRAS-Cov en Chine au début de la pandémie. Le rapport précise que lors de son passage à l’IVW, elle s’est engagée à développer, « la plateforme de biosécurité de la République populaire de Chine pour la recherche sur de nouvelles maladies infectieuses graves […] pour atteindre le sommet à l’échelle nationale [en Chine] et devenir le chef de file à l’échelle internationale dans le domaine de la recherche sur les virus en laboratoire de biosécurité de niveau 4 ».
Donc, cette employée de l’Agence de santé publique du Canada collaborait avec l’armée chinoise, partageait des informations d’état secrètes et utilisait le laboratoire de Winnipeg comme base d’opérations.
Quant à son mari, le docteur Cheng, lui et d’autres étudiants chercheurs venus de Chine, ont tenté de dérober à maintes reprises des fioles contenant des pathogènes du laboratoire de Winnipeg. Qiu et Cheng, par l’entremise de l’Université du Manitoba, faisaient venir des étudiants gradués de Chine, lesquels obtenaient parfois des autorisations pour travailler au laboratoire de niveau 4.
« Le pire dans tout ça, c’est qu’il y a encore beaucoup de citoyens chinois qui travaillent dans des installations gouvernementales avec des degrés de sécurité importants au Canada », a avoué notre source.











