La rencontre du Forum économique mondial 2026 a peut-être sonné le glas du globalisme en tant que configuration politique des sociétés du monde. La révolution nationale populiste trumpienne semble avoir séduit l’Europe et la finance internationale, au grand bien de la classe ouvrière occidentale.
Au-delà des clichés interprétatifs des médias de masse sur les discours du président Trump ou du premier ministre Carney, dont l’analyse est souvent binaire et caricaturale (Trump méchant, Carney gentil), il faut voir comment certains acteurs clés de la finance et de la politique ont réagi à l’avènement de ce nouveau paradigme.
Les États-Unis et la fin du globalisme
Peut-être encore plus significatif que le discours du président Trump, l’intervention du secrétaire au commerce des États-Unis, Howard Lutnick, qui a affirmé que le globalisme est un échec et qu’il a affaibli l’Occident et les États-Unis. Il soutient qu’il est temps d’arrêter d’exporter la production industrielle à l’étranger et il invite les nations du monde à mettre en place des politiques qui vont favoriser leurs propres travailleurs. Il mentionne aussi la nécessité de contrôler les frontières et de ne dépendre d’aucune autre nation pour les secteurs stratégiques.
En fait, la révolution nationale populiste américaine est une étrange créature politique. Forcer l’injection de capital par des menaces tarifaires pour favoriser la réindustrialisation et revigorer la classe ouvrière, ça peut être interprété comme une forme de protectionnisme qui flirte avec le collectivisme. Par contre, la déréglementation des marchés s’avère un attribut majeur du néolibéralisme. Or, les deux ont été mis en place dans la dernière année.
Et, à en croire Ken Griffin, le dirigeant du fonds Citadel, dont la fortune personnelle s’élève à plus de 50 milliards, la déréglementation a créé un apport économique important.
Or, il semblerait que le discours de l’administration Trump à Davos ait porté ses fruits, puisque le Chancelier allemand, Friedrich Merz, qui représente la plus importante économie de l’Europe, a lui aussi admis la faillite du globalisme, dont l’une des principales caractéristiques est un excès de bureaucratie.
Il importe aussi de savoir qu’un des principaux outils de la dissémination du globalisme consiste à financer toutes sortes d’organisations non gouvernementales (ONG) qui vont propager son idéologie partout à travers le monde. Tout le scandale de l’abolition de USAID l’année dernière en est l’exemple parfait. Non seulement l’argent des payeurs de taxes avait été utilisé à mauvais escient, mais toute cette activité avait été marquée par la corruption.
C’est clairement ce que croit le banquier le plus puissant du monde, Jamie Dimon, directeur général de JPMorgan Chase, qui n’hésite pas à parler du marécage à Washington (the swamp) et qui considère les intérêts des lobbys contraires à l’intérêt du pays. Rarement a-t-on vu un banquier parler de la sorte.
Le Canada et le globalisme
Malheureusement pour les habitants du Canada, Mark Carney est une des figures prédominantes du globalisme. Son discours à Davos est assimilable à un signalement de vertu. Ce n’est pas différent de ce que faisait Justin Trudeau avant lui. C’est le modus operandi du Parti libéral du Canada depuis plus de dix ans.
Dans un cas comme celui-ci, il ne faut pas s’attarder aux mots, mais aux actions. Par exemple, juste avant Davos, Carney s’est rendu au Qatar, une pétro-monarchie du Golf qui finance le terrorisme et l’islam radical, pour signer des ententes économiques. Et juste avant le Qatar, il était en Chine, pour diversifier l’économie canadienne.
Étant donné qu’il n’arrive pas à s’entendre avec les Américains, on tente de nous faire croire que c’est une bonne chose de se rapprocher d’une dictature communiste. Et les médias subventionnés par Ottawa vont vous le vendre ainsi. N’oubliez pas : les médias vous traitent comme des enfants. Trump est méchant, Carney est gentil.
La seule partie de son discours où Carney parle des politiques adoptées pour contrer la guerre commerciale avec les États-Unis est au mieux impertinente. Toutes les mesures énoncées dans la vidéo suivante ne sont même pas encore effectives, ou si elles le sont, elles n’ont qu’une portée marginale. L’armement, les pipelines, le gain en capital, les barrières sur le commerce interprovincial: on attend encore. Quant à la diminution de 1 % du taux d’imposition de la première braguette, on voit mal comment cela pourrait stimuler l’économie quand la moitié du monde peine à boucler les fins de mois. En vérité, en un an de mandat environ, tout ce qu’a fait Carney c’est légiférer pour contrôler l’internet (loi C-8), espionner les appareils électroniques des citoyens (loi C-2), redéfinir le discours haineux pour censurer la parole publique (loi C-9) et accorder la citoyenneté à des étrangers qui n’habitent pas le Canada (loi C-3).











