La restructuration de l’économie telle qu’elle est orchestrée par le gouvernement canadien signifie plusieurs années de déclin et une diminution de la qualité de vie des citoyens.
Découpler le Canada de son partenaire économique naturel et le rapprocher des marchés éloignés, comme ceux de la Chine et de l’Europe, vont s’opérer aux dépens de l’investissement international. Pourquoi ? Parce que la seule chose qui rend le Canada attractif pour des investisseurs étrangers, c’est son accès au marché américain, qui compte 350 millions de personnes, contrairement au petit marché canadien, et ses 42 millions d’habitants.
Un accès privilégié ?
Les propos de Goldy Hyder, le PDG du Conseil canadien des affaires, vont dans le même sens. Ils ont été rapportés par Reuters, le 9 juin, dans un article qui s’intitule Mark Carney’s trade push collides with reality of US dependence.
« Pour les grands investisseurs d’Asie ou d’Europe qui envisagent le Canada, toute décision de déployer du capital tiendrait compte non seulement de notre climat d’investissement national, mais aussi de nos liens avec l’économie continentale nord-américaine dans son ensemble. »
Le problème dans tout ça ? Le programme politique du premier ministre canadien, Mark Carney. Il s’est fait élire sans aucun contenu réel, si ce n’est que de tenir tête aux Américains avec des slogans creux, tels que Never 51 et Elbows up. Depuis un peu plus d’un an, Carney n’a fait qu’antagoniser le 47e président des États-Unis, Donald Trump, en lui tenant tête avec les moyennes puissances et en rapprochant le Canada de l’ennemi géostratégique principal des Américains, la Chine.
L’ACEUM en jeu
Faut-il rappeler que le Canada exporte environ 70 % de ses biens totaux vers les États-Unis, qui eux, représentent près de 60 % des importations totales du Canada. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces deux économies sont pleinement intégrées.
Il est clair que l’accès préférentiel au marché américain que nous possédons par l’entremise de l’Accord Canada États-Unis Mexique (ACEUM) sera modifié cet été, alors que les négociations pour son renouvellement doivent s’entamer le 1er juillet. Les constructeurs automobiles que sont Honda, Kia et Volvo sont sur le qui-vive. Kia a averti que des pertes d’emplois étaient possibles, Volvo demande de renouveler l’ACEUM tel quel et Honda multiplie les séances de lobbying.
Blâmer Trump
Pas plus tard que mercredi dernier, Trump répétait « hey, on n’a besoin de rien de ce que le Canada a. On n’a besoin de rien de ce que le Mexique a, mais eux ont besoin de tout ce qu’on a. Et ils doivent nous traiter mieux ».
Négocier un accord commercial avec les États-Unis n’est certainement pas facile. Mais éviter d’antagoniser le président de notre plus grand allié économique et militaire aurait probablement aidé à entretenir de bonnes relations.
Les médias de masse canadiens et québécois blâment Donald Trump, comme ils le font depuis dix ans; un spin médiatique qui favorise le premier ministre canadien et qui évite de devoir rendre des comptes sur les dix dernières années de la gouvernance du Parti libéral du Canada (PLC). Subventionner les médias aura été un excellent investissement pour le PLC. Après tout, le déficit pour l’année en cours est de plus de 65 milliards, le Canada est en récession technique, les investisseurs étrangers réfléchissent à quitter le pays et l’Alberta menace de se séparer, mais d’une manière ou d’une autre, tout ça c’est à cause de Trump.
Donc, Mark Carney réalise exactement ce pourquoi il a été élu : Never 51—Elbows up. Ce type de politique aura des répercussions concrètes sur l’économie et la qualité de vie des Canadiens. Découpler la relation commerciale du Canada et des États-Unis est un pari risqué qui s’échelonne sur plusieurs années, voire des décennies. Pendant ce temps, les PME du Québec qui exportent leurs produits dans les États de la Nouvelle-Angleterre ou dans le Midwest américain n’auront qu’à crever de faim.
Nouvel ordre mondial
Carney fait le tour des forums internationaux et discute du nouvel ordre mondial à qui veut l’entendre. Maintenant que c’est Rad-Can qui l’écrit et que ce sont les propos du premier ministre, on a la caution morale de le dire sans paraître complotiste. Or, le globalisme est une idéologie qui mise sur le contrôle total, plutôt que sur le bien des peuples.
Pendant des années, les médias ont conditionné le public à penser que ça n’existait pas et qu’il fallait être fou pour y croire. Maintenant qu’on est devant le fait accompli, ils en parlent sans gêne, tout bonnement. Le temps venu, ils feront la même chose avec ce qu’on nomme le grand remplacement, mais en changeront le nom et feront appel à votre empathie. Et on en parlera sans gêne, tout bonnement, comme si cela n’avait jamais été autre chose que l’évidence et qu’il fallait l’accepter.
Croyez-le ou non, le pire est à venir. Une énorme partie de la population est encore dans le déni à cause de leur habitude de consommation médiatique. Les boomers sont comme ces passagers du Titanic qui sirotent leurs derniers cocktails alors que le navire s’apprête à rejoindre les abysses. Les médias, quant à eux, sont les musiciens qui jouent sur le pont et qui les confortent dans une réalité qui n’existe plus.











