Le parlement d’Ottawa en automne.
Tous les premiers ministres du Canada ont été compromis par des puissances étrangères depuis le milieu des années 1980 et l’influence qu’exerce la Chine sur les politiciens et l’État canadien est profonde, sans compter l’incapacité de nos services de renseignements et de police à agir, ce qui dénote la capture politique des institutions de sécurité. Voilà ce que dévoilent d’ex-agents fédéraux, alors que de grandes organisations criminelles transnationales opèrent sans embuches au Canada, en ce moment même.
Les ex-agents du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Michel Juneau-Katsuya et Garry Clement, sont unanimes : le Canada a de sérieux problèmes de sécurité et d’interférence étrangère.
Les deux hommes, qui possèdent des carrières de plus de 30 ans dans le monde policier et dans le monde du renseignement, ont participé à un podcast vers la fin du mois d’avril, juste avant les élections fédérales, où ils ont révélé des informations choquantes qui soulèvent de sérieuses questions sur l’indépendance du Canada. Par exemple, la corruption des premiers ministres.
« La nature de l’ingérence étrangère est d’agir sans être identifiée. Elle consiste à exploiter la faiblesse humaine, comme la cupidité, qui est un des points faibles, afin de capitaliser sur l’influence qu’elle exerce sur le pays. Et oui, tous les premiers ministres, quelle que soit leur couleur, que ce soit rouge ou bleu, ont été compromis à un moment ou à un autre. Ils nous ont vendu, tout simplement », a lâché Juneau-Katsuya.
La situation est si mauvaise que Garry Clement soutient qu’il faut réorganiser le SCRS et la GRC au complet. Selon lui, un plan stratégique à long terme est nécessaire. « Le problème du crime transnational et du blanchiment d’argent dans ce pays, est astronomique […] nous avons une quantité massive de drogue manufacturée dans ce pays ».
Michel Juneau-Katsuya affirme même que le SCRS n’est rien d’autre qu’une police secrète qui a été créée par Pierre Elliot-Trudeau pour dominer l’arène politique canadienne. Il appelle à démanteler cette organisation et à transférer tous les pouvoirs de l’agence à la GRC.
Pis encore, le SCRS ne répond qu’au ministre de la Sécurité publique ainsi qu’au premier ministre, et ses agents ont comme consigne d’éviter de témoigner devant une cour de justice. Cela a donné lieu à des situations invraisemblables, où le SCRS a fait de l’obstruction aux enquêtes de la GRC, uniquement pour ne pas avoir à témoigner en cour. Le gouvernement canadien préfère donc l’opacité, soit l’inverse de la transparence, à la sécurité publique, croit Juneau-Katsuya
Garry Clement pense que les Canadiens sont très naïfs sur ce genre de sujet, particulièrement sur la question de l’influence étrangère chinoise.











