Le gouvernement Carney est en train de légiférer pour instaurer une infrastructure sécuritaire de l’Internet et des télécommunications, qui s’apparente à la fabrication d’outils de surveillance et de censure, lesquels pourraient jouer un rôle important dans l’avènement de la société du contrôle.
Les projets de lois C-2 et C-8 constituent un véritable potentiel de tyrannie afin d’espionner les citoyens et de censurer l’utilisation des réseaux sociaux, voire de complètement les interdire au Canada.
C-2
Le projet de loi C-2, soit la Loi concernant certaines mesures liées à la sécurité de la frontière entre le Canada et les États-Unis et d’autres mesures connexes liées à la sécurité, permet aux autorités d’avoir accès à de l’information conservée par des fournisseurs de services électroniques. Il autorise aussi l’installation et l’utilisation de dispositifs de surveillance sur les appareils électroniques. En fait, ce projet de loi peut autant servir à espionner des individus en particulier qu’à la surveillance de masse de toute la société.
À l’heure actuelle, ce projet de loi est en deuxième lecture à la Chambre à des communes et devrait reprendre en même temps que la prochaine session parlementaire.
C-8
Le projet de loi C-8, soit la Loi sur la cybersécurité, modifiant la loi sur les télécommunications et apportant des modifications corrélatives à d’autres lois, octroie littéralement au gouvernement le pouvoir de bannir l’utilisation des réseaux sociaux sur le territoire canadien.
Dans la section sur la modification de la Loi sur les télécommunications, le gouvernement peut « leur ordonner de retirer de tout ou partie de leurs réseaux ou installations de télécommunication les produits qu’il précise » s’il considère qu’il y a des « menaces d’ingérence, de manipulation, de perturbation ou de dégradation ».
En clair, ça signifie que le gouvernement peut ordonner aux fournisseurs de services de télécommunications, comme Bell, Rogers, Telus et Vidéotron de bloquer l’utilisation des plateformes numériques s’il considère qu’il y a une menace d’ingérence ou de manipulation.
Le gouvernement peut aussi « leur imposer des conditions quant à leur utilisation de produits ou de services », ou autrement dit, il peut dicter aux fournisseurs de services de télécommunication les modalités d’utilisation des réseaux sociaux. Par exemple, l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs, ou l’imposition d’une plage horaire d’utilisation, ou tout simplement bloquer l’accès aux réseaux d’une adresse IP, etc.
Que se passe-t-il en cas de refus de collaborer ou de violation? Dans le cas d’une personne physique, une amende de « vingt-cinq mille dollars [est prévue] et de cinquante mille dollars en cas de récidive ». Et pour un citoyen corporatif les montants s’élèvent à « dix millions de dollars et de quinze millions de dollars en cas de récidive ». Ce projet de loi est lui aussi en deuxième lecture à la Chambre à des communes.
Vers une interdiction de X au Canada
Voyez-vous où s’en va une telle loi? Elle a été conçue, entre autres choses, pour censurer les discours divergents de l’orthodoxie médiatique. Laquelle orthodoxie répète essentiellement ce que les gouvernements veulent entendre, car c’est à cause des subventions étatiques et des crédits d’impôt que les médias survivent.
Disons-le carrément, cette loi accorde le levier nécessaire au gouvernement Carney pour interdire le réseau social X de l’espace public, parce que c’est la plateforme principale (avec Telegram) où l’on retrouve des narratifs discordants du cartel médiatico-gouvernemental.
Attendez-vous à des changements draconiens dans un avenir rapproché. Les événements vont s’accélérer en vue d’établir la société du contrôle.











