Des personnes trans manifestent durant la pride 2021 à Londres. Crédit photo: AFP
L’implantation des toilettes mixtes dans l’espace public, chère au combat pour l’égalité des personnes trans, se révèlerait être un véritable danger pour les adolescentes, qui pourrait connaître une augmentation des agressions si de telles dispositions étaient adoptées.
Selon un document rédigé par la Direction des politiques publiques, de la recherche et des statistiques, les crimes à caractère sexuel ont augmenté de 110 % de 2012 à 2021 au Québec. Sans surprise, les femmes sont huit fois plus victimes d’agressions sexuelles que les hommes. Elles constituent d’ailleurs 89,5 % des victimes de ce crime.
Pis encore, la catégorie d’âge des 12 à 17 ans est la plus à risque de subir une agression sexuelle. Autrement dit, les adolescentes sont celles qui souffrent le plus de ce type de méfait. Et les « auteurs présumés d’infractions sexuelles sont presque en totalité des hommes (95,4%) ». Sans compter que seulement 6 % des agressions sexuelles sont signalées à la police.
Lieux publics
Mais il y a plus ! Le taux par 100 000 habitants des agresseurs présumés chez les mineurs est d’environ 238 contre environ 46 dans la population adulte. Qu’est-ce que ça signifie ? Que le nombre d’auteurs présumés de délits de nature sexuelle est cinq fois plus élevé chez les mineurs que chez les adultes.
Le document précise aussi que près de 71 % des infractions sexuelles sont perpétrées dans des résidences d’habitation. Par contre, 5,6 % de ces crimes se produisent dans des établissements d’enseignement, 5,8 % dans des établissements d’utilité publique (comme les centres sportifs, les arénas, les hôpitaux, etc.) et 4,6 % dans des commerces. Ces trois catégories de lieux constituent 16 % des endroits où surviennent des infractions à caractère sexuel.
Sécurité
Récapitulons, les femmes sont en grande majorité les victimes des crimes sexuels et les hommes en quasi-totalité les agresseurs. Les adolescentes sont particulièrement visées et les adolescents sont plus susceptibles que les adultes de commettre un méfait de nature sexuelle. 16 % des infractions à caractère sexuel surviennent soit dans un établissement d’enseignement, dans un commerce ou un établissement public.
Bien sûr, il n’y a pas de lien de cause à effet entre les toilettes mixtes et les crimes sexuels parce qu’il n’y a pas de données empiriques sur cette question précisément. Mais ces indicateurs agissent comme des voyants rouges qu’on ne peut ignorer. Ils pointent plutôt vers un lien de concomitance. Ils laissent supposer qu’avec l’augmentation des interactions entre garçons et filles dans ce lieu d’intimité que sont les toilettes, le nombre d’adolescentes victimes d’une infraction sexuelle pourrait augmenter.











