Le président des États-Unis, Donald Trump, et son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa, devant la presse au Bureau ovale, le 21 mai. Crédit photo: AFP
Le président des États-Unis a dénoncé les assassinats des fermiers blancs sud-africains, en pleine rencontre de presse au Bureau ovale avec son homologue d’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, le 21 mai. L’ensemble de la classe médiatique étant anti-Trump, elle prend systématiquement position à l’inverse de ce dernier et prétend que ce problème n’existe pas.
Alors que le monde entier a pu constater en direct du Bureau ovale les images perturbantes du leader du parti politique Economic Freedom Fighters, un parti qui siège officiellement au parlement sud-africain, appeler au meurtre des fermiers blancs dans un stade bondé. Alors qu’on y a aussi vu des images de croix blanches plantées en bordure d’une route symbolisant les milliers de fermiers morts atrocement au fil des années. Alors que Cape-Town vient d’adopter une loi sur l’expropriation – que d’aucuns considèrent qu’elles viseraient les fermiers blancs qui possèdent la majorité des terres agricoles d’Afrique du Sud – les médias nous disent que le problème que Trump expose n’existe pas.
Les médias au service du narratif woke
On nous annonce que cette réalité est un épiphénomène. On nous dit qu’il y a de la violence en Afrique du Sud, mais que les blancs ne sont pas particulièrement ciblés, et qu’en fait cela affecte toute la société. On prétend qu’il y a de la discrimination raciale, mais qu’elle touche tout le monde indistinctement.
Bref, à lire ces articles, on pourrait croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais qu’en serait-il si les rôles étaient inversés, si c’étaient des noirs qui vivaient ce que les fermiers blancs subissent en Afrique du Sud ? Les médias wokes hurleraient au racisme et à la discrimination.
Ce à quoi nous assistons ici, c’est à un biais idéologique des médias occidentaux, celui selon lequel le racisme anti-blanc n’existe pas, puisqu’historiquement, ce sont les blancs les oppresseurs et ils ne peuvent donc pas être opprimés.
L’arbre qui cache la forêt
Dans un documentaire intitulé Plaasmoorde : The Killing Fields, la journaliste anglaise, Katie Hopkins, s’est intéressée au phénomène des attaques sur les fermes des agriculteurs sud-africains. On y apprend qu’il y a eu plus de fermiers tués au prorata de la population que de policiers en 2017, soit 156 par 100 000 habitants pour les premiers contre 55 pour les seconds.
Lorsqu’on consulte les statistiques officielles, on se rend compte que l’Afrique du Sud a un immense problème de sécurité, comptant plus de 27 000 meurtres pour l’année 2022-2023. Or, on dénombre seulement 51 assassinats commis dans des fermes, ce qui parait peu. Procéder à une analyse statistique qui compare ce nombre au total des occurrences revient à masquer la réalité.
L’AfriForum a dévoilé dans un rapport que près d’une attaque par jour et un meurtre de fermier par semaine sont survenus sur une ferme, en 2022. L’organisme note aussi que les agressions ne sont pas toutes reportées à la police et que « le nombre d’attaques pourrait être bien plus élevé. » Ces assauts contre les fermes sont souvent le théâtre de crimes graves, sans qu’un meurtre n’y soit nécessairement commis. Officiellement, entre 2019 et le premier trimestre de 2023, il y a eu tout près de 1800 attaques de fermes, mais au-delà de la nature quantitative du phénomène, l’hyper violence qui marque ces crimes s’avère des plus troublant.
Une réalité déconcertante
Le documentaire d’Hopkins suggère que la perpétration de ces agressions est commise par des milices entraînées. L’atrocité des exactions qui y sont dénoncées est déconcertante. On y discute de viols d’enfants, de battre à mort des fermiers, de les exécuter devant leur famille, de les faire souffrir de toute sorte de manières inimaginables, notamment en leur arrachant les ongles ou en les torturant au chalumeau.
Une source sud-africaine, avec laquelle Indocile Média est entré en contact sur X, nous informe qu’à la suite de l’assassinat de son oncle sur une ferme de la municipalité de Roodeplaat, dans la province du Gauteng au nord de Prétoria, en 2020, la police avait informé la famille qu’il serait préférable qu’elle ne regarde pas le corps, tellement il était méconnaissable pour avoir été gravement mutilé.
Selon elle, les attaques sont perpétrées par de petites escouades d’environ cinq malfaiteurs, dont le chef de bande est généralement un Zimbabwéen ex-membre de la branche armée du parti ZanuPF (Union nationale du Zimbabwe), ou encore un ex-militaire d’une ancienne milice panafricaniste. Donc, ce sont des individus entraînés et motivés par des motifs idéologiques et raciaux. Cette même source affirme qu’il y a parfois des traces de rituels et de sorcellerie sur les corps mutilés ou sur les lieux du crime.
Dans le documentaire d’Hopkins, un policier qui témoigne à visage couvert, souligne que les forces de l’ordre pourraient même parfois être complices de ces délits. Il précise qu’environ 30% à 35% des policiers du pays sont favorables aux politiques de l’EFF, le parti qui appelle ouvertement à tuer les fermiers.
Une voix s’élève
Dernièrement, le chanteur du groupe sud-africain The Kiffness, qui était de passage dernièrement à Montréal, a félicité le président Trump dans un post sur X, pour avoir attiré l’attention sur cet enjeu et décrier à la fois le traitement médiatique qui lui était réservé, tout comme les politiques de division du président Ramaphosa.











