De gauche à droite: Fady Dagher, chef de police de la Ville de Montréal, Mohamed Bekkali et Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal.
L’affaire Bekkali est révélatrice du mauvais fonctionnement de notre société. Deux malaises la gangrènent : la non-intégration de certains immigrants, voire leur détestation de la société québécoise, et le politiquement correct des élites qui les empêche de nommer le réel.
Inutile de tourner autour du pot, ça fait une semaine que les vidéos circulent et que les textes, les analyses et les discussions sur l’affaire Bekkali font couler de l’encre au Québec, au Canada et partout dans le monde sur les réseaux sociaux. Une polémique en bonne et due forme.
Pour ceux qui vivent sous une roche, Mohamed Bekkali est un Arabe de Montréal qui a des différends avec la police et qui l’invective vertement lorsqu’il se fait interpeller.
On dit que cet individu est né au Canada et il se dit lui-même Québécois, mangeant de la poutine et écoutant le hockey du Canadien de Montréal. Vous aurez compris qu’il est la caricature de ce qu’il projette être l’identité québécoise.
D’un point de vue anthropologique, cette personne correspond à une sous-culture communément qualifiée de « racaille », c’est-à-dire un groupe d’individus qui adopte un mode de vie, un style vestimentaire, une façon de parler et de se comporter et qui écoute généralement du rap français. La sous-culture racaille est fortement répandue en France, notamment chez les populations arabes, et avec l’immigration massive, elle tend à se répandre de plus en plus au Québec.
Lorsqu’il a accordé une entrevue plus tôt cette semaine au micro de Rémi Villemure au 99,5, Bekkali a voulu jouer au plus malin en invoquant le sophisme de généralisation, mais encore faudrait-il qu’il soit en mesure de différencier un stéréotype d’un préjugé. Le problème ici, c’est une question de nombre, de récurrence empirique. À partir de combien d’Arabes racailles qui agissent comme lui la généralisation est-elle permise, le préjugé devenant stéréotype ?
Plus inquiétant encore, dans cette sous-culture, issue du monde du rap et de la rue, les individus sont sans foi ni loi. Mais est-ce vraiment le cas ? Bekkali a lui-même admis qu’il était musulman dans un live sur les réseaux sociaux. Mais cela, on pouvait facilement le deviner. Pourquoi ? Parce que dans la vidéo où il invective la policière comme une charogne, il affirme qu’il pourrait faire d’elle son esclave s’il le voulait.
Or, quelle religion compte dans ses textes sacrés la mise en esclavage des mécréants et de leurs femmes une fois qu’ils les ont conquis ? Bingo ! L’Islam. « Ce que vos mains droites possèdent », n’est-ce pas! Que cette rhétorique soit consciente ou non, elle puise dans un réservoir culturel et religieux où l’esclavage des mécréants est normalisé. Jamais vous n’entendrez un chrétien, un juif, un hindou, un bouddhiste parler de la sorte. Ce mélange de culture racaille et d’islamisme donne exactement le genre d’individu qu’est Mohamed Bekkali, le mangeur de poutine qui déteste les Québécois.
Qui a eu le courage d’appeler un chat un chat au Québec dans toute cette histoire ? Qui, je vous le demande. Le chef de police de la ville de Montréal ? Ah non, il a mis ça sur le dos du masculinisme. La mairesse de Montréal ? Ah non, encore la faute au masculinisme. Et les féministes wokes qui ont fait perdre son emploi à l’humoriste Julien Lacroix ? Ah, silence radio, elles sont aux abonnées absentes. La vérité, c’est que le prisme de compréhension du monde à partir de la bien-pensance force la société à marcher sur la tête — le renversement du réel — et à ne pas dire ce que tout le monde perçoit comme étant l’évidence. Nommer la réalité comme elle se donne est devenu un acte de courage singulier à notre époque.











