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Attentat politique contre Alexandre Cormier-Denis : le silence complice des médias et de la classe politique

Le silence médiatique dans l’histoire de l’attentat politique contre Alexandre Cormier-Denis, un tribun nationaliste québécois, met en lumière le deux poids, deux mesures des médias de masse et de la classe politique au Québec. 

Alors que Cormier-Denis célébrait la Saint-Jean-Baptiste à Québec, un ou des miliciens antifascistes auraient mis le feu à sa voiture, peu après minuit, dans la nuit du 24 juin au jeudi 25. 

« C’est un scandale! Un véritable scandale qu’aucun politicien n’ait dénoncé le geste ni qu’aucun média de masse n’en ait parlé », s’est exclamé Cormier-Denis.

En guerre

Les groupes antifascistes du Québec sont en guerre contre le nationalisme et ont pris à partie Cormier-Denis, qui tient la chaîne d’analyse politique Nomos-TV, depuis bientôt dix ans. 

L’antifascisme est un mouvement qui embrasse la violence révolutionnaire et qui est prêt à commettre des crimes pour faire taire ses adversaires politiques. Bien qu’il soit impossible d’affirmer hors de tout doute que ce sont les antifas qui aient incendié le véhicule, la page Facebook de Québec antifasciste avait appelé à l’action contre l’événement de la Saint-Jean de Nomos-TV. Et c’est sans compter qu’une quarantaine d’antifas avaient bloqué l’accès au studio de Nomos, à Montréal, au mois d’avril, lors d’un guet-apens visant à empêcher la tenue d’une émission.

Incendier la voiture d’Alexandre Cormier-Denis n’est rien d’autre qu’un attentat politique dans le but de l’intimider, afin qu’il cesse la production de contenus et qu’il cesse d’émettre son opinion sur la place publique. 

Deux poids, deux mesures

Imaginez un seul instant si ce même crime avait été commis à l’endroit d’une figure de la gauche proche de la mouvance antifasciste, telle que Francis Dupuis-Déri, Jonathan Durand Folco ou Marie-Élaine Guay. Tous les médias de masse du Québec auraient publié un article sur le sujet, tous les politiciens auraient condamné la violence politique. 

Mais lorsqu’il s’agit d’un nationaliste, c’est silence radio.

« C’est un geste extrêmement grave qui a eu lieu, alors que ma famille et moi avons déjà fait l’objet de doxxing, alors que j’ai été séquestré dans ma voiture et qu’on m’a empêché d’accéder à mon studio, maintenant l’extrême gauche pousse sa logique de terreur jusqu’à incendier ma voiture », a déploré Cormier-Denis, se demandant quand est-ce qu’un politicien allait avoir le courage de dénoncer la violence politique. 

Ce deux poids, deux mesures médiatique est apparu de manière encore plus flagrante cette semaine, alors que deux événements ont permis ce contraste saisissant.

Le camp du bien 

D’une part, une centaine de personnes ont déambulé dans les rues de Montréal pour dénoncer l’incellisme du manifeste du tireur de Montréal, Seth Hatfield. 

D’autre part, Cormier-Denis a subi un attentat politique pour l’intimider. 

La manifestation n’aurait même pas dû faire l’objet d’une couverture médiatique. Depuis quand les médias couvrent-ils une manifestation aussi risiblement petite que 100 personnes ? 

Depuis qu’elle cadre dans le récit médiatique dominant, évidemment. Dénoncer la misogynie liée à l’incellisme, c’est le camp du bien. Donc, même si on a juste quelques dizaines de gauchistes qui donnent l’impression de participer à une manif étudiante, tout le monde en parle, comme si c’était quelque chose d’important : La Presse, Le Devoir, Le Journal de Montréal, Noovo

Bizarrement, on ne les a pas entendus ces gauchistes pour dénoncer la violence marxiste révolutionnaire du manifeste. À titre d’information, le mot bourgeois y revient à 130 reprises sur 45 pages, Marx y est mentionné une douzaine de fois et les mots prolétaires et prolétariat combinent 15 occurrences. Mais, ce n’est probablement rien, passons. 

Donc, un événement qui ressemble à une manifestation étudiante et qui a très peu de valeur symbolique et politique reçoit toute l’attention médiatique, alors que la même journée, un acte de violence politique a été posé contre une figure marquante du nationalisme québécois. Mais parce qu’il n’appartient pas à la bonne famille politique, personne n’a le courage de dénoncer l’attentat, aucun politicien, et aucun média de masse ne traite l’affaire. Seuls Libre-Média et Québec Nouvelles en ont parlé. 

Et on ne fera pas comme si tout le Québec n’était pas au courant de la nouvelle, d’autant plus les médias et les partis politiques qui suivent les réseaux sociaux de près. La publication X de Cormier-Denis a atteint 270 000 vues! 

Ce que l’enchaînement de ces événements donne à voir, c’est l’immense biais gauchiste de nos médias et le manque de courage de notre classe politique.

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À propos

Julien Garon-Carrier

Fondateur d’Indocile Média

Journaliste et auteur, formé en communication et en science politique, engagé à défendre une information libre et sans compromis.

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