Les États-Unis ont coupé l’herbe sous le pied du Canada en signant un accord commercial complètement déséquilibré à leur avantage avec l’Union européenne, isolant par le fait même le Canada qui souhaitait se tourner vers l’Europe pour diversifier ses marchés.
Le président américain est apparu au côté de la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, dimanche dernier, à partir de sa propriété de Turnberry, en Écosse, pour annoncer l’entente conclue entre les États-Unis et l’Union européenne.
En somme, l’Union européenne achètera 750 milliards de dollars d’énergie des États-Unis, elle investira 600 milliards de dollars dans l’économie américaine, les États-Unis vont pouvoir commercer avec l’Europe à 0% de tarifs pour les biens américains, l’Europe achètera une vaste quantité d’équipements militaires des États-Unis et les Européens subiront des tarifs de 15% pour exporter leurs produits vers le pays de l’Oncle Sam.
Il n’y a pas de mot pour décrire la force économique que représente cette entente pour les États-Unis.
Or, le nouveau gouvernement libéral de Mark Carney doit se retrouver bien seul après que cet accord commercial eu été achevé, ayant voulu se tourner vers l’Europe, les Américains l’ont pris de court, ce qui évidemment laisse beaucoup moins d’espace pour toute forme d’imbrication de l’économie canadienne avec celle du Vieux Continent.
En fait, encore aujourd’hui lors d’un point de presse à la Maison-Blanche, le président Trump a rappelé comment le Canada était trop protectionniste, donnant en exemple les tarifs sur les produits laitiers imposés aux agriculteurs américains.
Il est clair que la gestion de l’offre est un irritant pour lequel les deux partis ne s’entendent pas. D’ailleurs, Donald Trump a publié sur son réseau social Truth que l’échéance du 1er août ne sera pas prolongée, et donc, à cette date, des tarifs de 35% seront imposés sur les produits canadiens en destination du marché américain.
Pour être honnête, le fait de ne pas parvenir à une entente commerciale avec les États-Unis immédiatement n’est pas une catastrophe, puisque plus de 90% des biens produits au Canada qui traversent la frontière sud sont déjà couverts par une entente commerciale, soit l’Accord de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique.
N’empêche, le contraste est frappant. Deux hommes d’État par un dimanche de juillet, le premier signe des ententes commerciales internationales, l’autre réduit les tarifs sur un pont fédéral. On a les dirigeants qu’on mérite.
Où est le problème dans tout ça alors ? Il s’agit simplement de rappeler que le grand négociateur qu’était supposé être le premier ministre du Canada et que nous avaient vendu les médias de masse durant les élections – lesquels survivent artificiellement à l’aide de subventions – n’était que poudre aux yeux.
Il n’y a ni entente avec les États-Unis ni avec l’Union européenne à l’horizon, mais uniquement une raison de plus de ne pas croire les médias de masse, qui trop souvent, mènent des campagnes de propagande indignent de la fonction du quatrième pouvoir qui leur est impartie.











