Le projet de loi C-3 qui modifie la Loi sur la citoyenneté étend la possibilité de devenir citoyen par filiation au-delà de la première génération pour les individus nés à l’étranger de parents canadiens. Cette loi aura comme effet de perpétuer l’immigration massive imputable au Parti libéral et lui permettre d’exploiter encore plus le vote immigrant.
Avec tous les problèmes que traverse le Canada, on aurait pu croire que le Parti libéral veuille s’attaquer à des problèmes réels, mais non! Une des priorités de ce gouvernement aura été d’assouplir l’obtention de la citoyenneté canadienne en l’accordant à toute personne née de parents canadiens à l’extérieur du pays, pour autant qu’un des deux parents ait séjourné au Canada durant trois ans au courant de leur vie.
Cette loi n’est pas encore promulguée, mais elle avance rapidement au Sénat. Auparavant, l’individu né de parents canadiens à l’étranger avait droit à la citoyenneté, mais pas au-delà de la première génération. Désormais, toute personne née à l’étranger de parents canadiens n’aura qu’à venir passer trois ans au Canada dans toute sa vie pour transmettre la citoyenneté à ses enfants, peu importe leur lieu de naissance, et ainsi de suite pour toutes les générations futures.
Par exemple, une personne venue étudier au Canada y a résidé quatre ans. Elle a complété un baccalauréat et a ensuite travaillé un an. Durant son séjour, elle a obtenu la citoyenneté canadienne. Elle retourne dans son pays d’origine, elle s’y marie et a quatre enfants. Ceux-ci seront automatiquement citoyens canadiens, même s’ils n’ont jamais mis les pieds au Canada. Il leur suffira de venir résider trois ans au pays dans toute leur vie pour être en mesure de transmettre la citoyenneté à leur descendance, qui pourra elle aussi faire de même.
Non seulement cette loi aura comme effet probable de perpétuer l’immigration massive qui a été mise en place par le Parti libéral en facilitant l’obtention de la citoyenneté, mais elle vide littéralement de son sens le fait d’être un Canadien. Pourquoi un individu qui a passé la majeure partie de sa vie à l’extérieur du pays – peut être bien dans une civilisation très différente de la nôtre qui est d’affiliation européenne – pourrait prétendre être Canadien et transmettre la nationalité à sa descendance en venant faire quelques mois de tourisme au pays?
Contrairement au rêve postnational du Parti libéral du Canada, où personne n’a d’identité commune et où tout le monde possède une identité particulière dans un esprit de communautarisme multiculturel, les habitants de souche dont les ancêtres ont fondé ce pays accordent encore une importance au fait d’être citoyen. Elle n’est pas qu’un bout de papier avec le logo d’une feuille d’érable, mais elle est ancrée dans une culture et une tradition : ce qui est d’autant plus vrai au Québec qui est une société distincte.
Pensez-y un instant. Des gens qui n’habitent pas le Canada vont pouvoir transmettre la citoyenneté par filiation pour toutes les générations à venir à leurs descendants, même s’ils n’habitent pas le pays! Cette façon de procéder est irresponsable et fera certainement l’objet de fraudes à l’international, tout comme le reste des législations du Parti libéral qui ont affaibli le Canada par leur laxisme, depuis les dix dernières années.
Le Parti libéral sait très bien que le vote des immigrants lui est favorable et il fait tout ce qu’il peut pour adopter des lois sur mesure pour les avantager. En vérité, avec l’immigration de masse et avec la facilitation de l’attribution de la citoyenneté, ce parti est en train de verrouiller l’avenir politique du pays avec une démographie qui défavorise l’alternance politique, mais favorise sa réélection.











