La bataille pour la liberté d’expression s’intensifie alors que l’Union européenne (EU) a imposé une amende de 120 millions d’euros à X, le réseau social d’Elon Musk, pour ne pas avoir collaboré avec elle. Au Canada, X impose une mention de la communauté à un compte officiel de l’État canadien, dans le but de rétablir la vérité, signe que X est prêt à défendre la liberté d’expression, et peut-être bien à en découdre avec le gouvernement liberticide de Mark Carney.
La Commission européenne a imposé une amende de 120M € à l’infrastructure financière du réseau X, dont une partie à Elon Musk personnellement. Trois raisons ont été invoquées pour l’attribution de cette pénalité financière:
- l’utilisation trompeuse du crochet bleu devenu payant et qui ne serait pas forcément garant de l’identité;
- le manque de transparence pour consulter les données publicitaires pour les « chercheurs »;
- et le refus d’accès aux données publiques pour les « chercheurs »
Les élites craignent la liberté d’expression
Ces justificatifs invoqués par l’UE ne sont en fait que des prétextes pour punir X et Elon Musk parce qu’ils ne se soumettent pas aux diktats des bureaucrates de Bruxelles. En vérité, ils cherchent à censurer les discours qu’ils considèrent inadmissibles, et avoir accès à une partie de l’infrastructure interne du réseau social.
Le deal secret refusé par Musk & Durov
Vendredi dernier, dans un échange de publications sur X entre Elon Musk et Pavel Durov, le fondateur du réseau Telegram, les deux hommes ont affirmé avoir été approchés par les services secrets et par l’UE pour censurer le discours public sur leur réseau respectif.
Durov a republié un message de Musk datant du 12 juillet 2024, qui mentionne que la Commission européenne avait proposé un accord secret et illégal qui consiste à censurer discrètement des propos sans en informer personne et qu’en échange X ne subirait pas de sanctions. Musk avait ajouté que toutes les autres plateformes avaient accepté.
Pour accompagner la republication du post de Musk, Durov a inscrit le message suivant:
« L’UE impose des règles impossibles à suivre pour pouvoir punir les entreprises technologiques qui refusent de censurer discrètement la liberté d’expression. Nous avons constaté le même phénomène en France : une ‘‘enquête criminelle‘‘ sans fondement, puis les services de renseignement proposant leur aide si @telegram censurait discrètement des propos en Roumanie et en Moldavie. »
Musk a ensuite endossé les propos de Durov en écrivant, « ouey, c’est comme ça que ça se passe ».
Yup, that’s how it goes https://t.co/OShOLIDRFS
— Elon Musk (@elonmusk) December 6, 2025
La réplique
Musk a affirmé sur X que cette amende était complètement folle. Celui-ci a d’ailleurs laissé miroiter qu’il serait approprié que la réplique vise directement les individus responsables de cette poursuite étant donné que l’amende le vise, lui, personnellement. Mais déjà la décision de l’UE semble s’être retournée contre ses instigateurs.
The “EU” imposed this crazy fine not just on @X, but also on me personally, which is even more insane! Therefore, it would seem appropriate to apply our response not just to the EU, but also to the individuals who took this action against me. https://t.co/n2LE0eZiI7
— Elon Musk (@elonmusk) December 5, 2025
L’effet Streisand en direct
Dans une publication parue vendredi sur X, Musk a soutenu que « les commissaires de la Stasi woke de l’EU allaient bientôt comprendre la signification de l’effet Streisand ». Ce phénomène stipule que plus on tente de censurer ou de cacher quelque chose sur l’Internet, plus on le rend visible.
Résultat ? 72 heures après l’amende, X est passé numéro 1 des téléchargements dans plus de 15 pays européens. Merci Bruxelles !
The EU woke Stasi commissars are about to understand the full meaning of the “Streisand Effect” https://t.co/2XgsSzwJ7z
— Elon Musk (@elonmusk) December 5, 2025
Bonus Canada : la note de communauté qui fait mal
Dans la foulée de ces événements, le compte officiel de @CanadaFP, géré par Affaires mondiales Canada, a reçu une mention de la communauté vendredi dernier, qui vient remettre les pendules à l’heure.
Dans une publication qui cherche à défendre la liberté d’expression à l’étranger, un bandeau a été ajouté, stipulant : « Le gouvernement canadien est actuellement en train de rédiger le projet de loi C-9, qui criminaliserait certaines formes d’expression et de protestation protégées. » L’ironie est totale.
Dissenting voices disappearing from your feed? It might not be an accident. Some foreign regimes silence critics through takedowns, legal threats and intimidation campaigns. Learn their tactics and #ThinkBeforeYouShare pic.twitter.com/olYFOc9rIf
— Foreign Policy CAN (@CanadaFP) December 5, 2025
Un tel ajout laisse supposer que X et Elon Musk ne laisseront pas tomber les Canadiens lorsque la loi liberticide C-9 sera adoptée. Malgré un certain contrôle de l’algorithme, X reste, avec Telegram, l’un des derniers grands réseaux sociaux où la parole est encore libre.











