La chaîne de magasins La Baie d’Hudson a complètement fermée le 1 juin 2025. Crédit photo: Agence France-Presse
L’économie canadienne est entrée en récession et s’apprête à connaître deux trimestres consécutifs de croissance négative, alors que le taux de chômage augmente et que la guerre commerciale avec les États-Unis se poursuit.
Dans une vidéo qu’il publiée sur X, le professeur Peter St-Onge, économiste à l’Heritage Foundation, a dressé un portrait singulièrement négatif de l’économie canadienne pour les mois à venir.
Alors que les États-Unis comptent pour 75% des exportations canadiennes et un tiers de l’économie du Canada, la guerre commerciale qui fait rage avec notre voisin du sud risque de plomber une économie qui est déjà en piètre état. Le tout alors même que le taux de chômage au Canada a récemment atteint 7%.
« Le problème pour les Canadiens ordinaires est qu’une décennie de Justin Trudeau a déjà détruit l’économie canadienne », a affirmé St-Onge, précisant que les « les salaires n’ont pas augmenté depuis 2016, la dette des ménages est la plus élevée des pays du G7 et, depuis 2019, la croissance économique est la plus faible des 50 pays développés ».
Une économie de type soviétique
St-Onge soutient que l’administration Trudeau a doublé la taille de l’appareil fédéral en 10 ans, ce qui a fait augmenter la dette nationale d’un tiers. En fait, près de 20% des électeurs du pays travaillent pour l’état. L’économiste de l’Heritage Foundation précise au passage que l’inflation du Canada se situe à 3%, alors que celle des États-Unis est environ 1,5%, soit la moitié moins.
Un plus gros appareil fédéral signifie plus de bureaucratie qui étouffe l’économie, sans compter que la taxe carbone (qui a été suspendue), augmente le coût du chauffage en hiver d’environ 33%.
Et si le chômage atteint 7% en moyenne au Canada, celui des 15-24 ans grimpe à 14,2%, soit le double de celui de l’ensemble de la population.
Sans compter que « les revenus et les emplois ont diminué, mais l’immigration de masse a conduit le marché immobilier canadien à des niveaux exorbitants », a dit St-Onge.











