Le Conseil privé a fait des focus groups avec des immigrants qui ont respecté les démarches légales pour venir au Canada, et eux-mêmes trouvent qu’il y a trop de nouveaux arrivants au pays et déplorent la situation.
Cette information a été dévoilée par l’éditeur du site Blacklocks, Tom Korski, hier, lors d’une entrevue sur les ondes de iHeart. Blacklocks est un média qui se spécialise dans la couverture des affaires gouvernementales à Ottawa et qui est réputé pour talonner le gouvernement libéral.
Lors de l’entrevue, Korski a révélé que même les immigrants qui sont arrivés ici par la voie légale, c’est-à-dire ceux qui ont suivi les démarches juridiques et administratives adéquatement, sont mécontents de la politique actuelle d’immigration du gouvernement du Canada.
Ceux-ci constatent l’évidence comme le ferait n’importe quel citoyen, à savoir que les services publics sont débordés : hôpitaux, écoles, garderies, etc. Et c’est sans compter la crise du logement que l’immigration de masse a occasionnée.
Korski a d’ailleurs précisé que les immigrants légaux sont frustrés que des immigrants illégaux obtiennent des privilèges qu’eux n’ont pas eus en respectant les lois et les règlements pour venir s’installer au Canada.
Il a mentionné au passage un stratagème bien connu pour contourner les lois en matière d’immigration. Ce procédé fonctionne comme suit. Un étranger obtient un visa étudiant pour pénétrer sur le territoire canadien, lorsqu’il arrive ici, il fait une demande directement à l’aéroport pour devenir un réfugié. Il ne se présentera jamais à ses cours et pourra vivre sur le territoire en se trouvant un emploi comme chauffeur Uber, par exemple, en plus de recevoir les largesses de l’État fédéral et celles de la province où ils s’installent. Sa demande de réfugié prendra des mois, voire des années à être traitée, et pendant ce temps il sera ici de manière illégitime.
Grand remplacement
Rappelons que, de tous les pays qui composent l’Organisation de coopération économique, le Canada est le pays qui reçoit le plus d’immigrants au prorata de la population. Depuis le dernier recensement, en 2021, la population du Canada a augmenté de 4,5 millions de personnes, mais le taux de fécondité est insuffisant pour assurer le remplacement des générations. En fait, il y a plus de personnes qui meurent que de personnes qui naissent au Canada. Et la situation n’est pas vraiment mieux au Québec avec un taux de fécondité de 1,33 enfant par femme.
Donc, aussi bien dire que la croissance démographique est en grande majorité imputable au remplacement de la population par l’immigration. Cet enjeu sera certainement au cœur de l’actualité dans les semaines à venir, avec les consultations sur l’immigration et la planification qui se tiennent à Québec tout le mois d’octobre.











