La loi sur l’identité numérique a refait surface dans les priorités du gouvernement à l’Assemblée nationale et préfigure l’avènement d’une société du contrôle technocratique où l’État sera roi et maître de vos déplacements.
La loi sur l’Identité numérique nationale avait été présentée en première lecture en novembre 2024, par le ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Éric Caire, mais était depuis passée sous le radar. Or, étrangement, au même moment où le reste de la planète adopte des lois promouvant l’identité numérique, celle du Québec a été remise à l’agenda parlementaire, le 1er octobre. Elle entre dans son dernier droit.
Le document se lit assez rapidement : une petite loi d’une quinzaine de pages. Mais ce qu’elle met de l’avant n’est autre qu’un dispositif de sécurité, dont la nature même relève de la surveillance panoptique et du contrôle des populations.
Pour soumettre les sociétés du monde entier à la volonté d’un petit nombre d’acteurs, vous ne pouvez confronter les peuples directement de face, il vous faut user des outils propres aux forces du mal, soit le mensonge et la manipulation. Comme ce fût le cas durant la pandémie de COVID-19, le gouvernement de la CAQ n’avait pas hésité à « entrer dans le mal » comme le suggère si bien Machiavel. « Un prince doit donc savoir entrer dans le mal quand il le faut, et le faire avec adresse, de sorte qu’il ne craigne pas d’en acquérir la réputation. »
Ce gouvernement avait manipulé la population avec toute sorte de méthodes de psychologie sociale sous l’égide de la controversée firme McKinsey & Compagny. Ce qui se passe avec l’identité numérique ne fait pas exception. La technique utilisée cette fois est celle bien connue du cheval de Troie.
Loi 82 : La loi sur l’Identité numérique nationale
Le projet de loi définit l’identité numérique comme quelque chose de vague, comme « l’ensemble des moyens dont dispose l’État pour garantir […] un accès sécurisé aux prestations électroniques de services gouvernementaux ». En somme, on ne donne pas de détail sur la forme du dispositif, mais il serait logique que ce soit une application mobile. Naturellement, pour mieux faire passer la pilule, on précise qu’elle est facultative pour l’obtention des services publics.
Le premier écueil dans la loi se situe dans la collecte des données que le gouvernement s’autorise à récupérer, on parle de nom, date, lieu, etc. Tout cela, ce sont des informations que l’État possède déjà sur vous, mais il y a une clause qui stipule « tout autre renseignement que détermine le gouvernement ».
Le second écueil réside dans « la traçabilité de tout accès au registre par une personne », mais aussi l’identité numérique peut servir à « tout autre fonctionnalité déterminée par le règlement du ministre ».
En substance, le gouvernement affirme qu’il dispose d’un outil de contrôle numérique qui lui permet d’agir à sa guise et de collecter les données qu’il souhaite.
Plus inquiétant encore, le gouvernement peut conclure des ententes avec des entités locales, régionales, nationales ou internationales en vue de rendre « interopérable » l’identité numérique du gouvernement avec le système d’un autre organisme. On rêve déjà de se faire scanner la rétine avec notre identité numérique de l’ONU pour accéder à l’épicerie, n’est-ce pas?
Sans compter que le gouvernement peut, par voie de règlement, peut déterminer les « caractéristiques biométriques […] qui peuvent être utilisées ».
Bref, l’identité numérique est un pas vers la servitude volontaire et l’établissement d’un contrôle technocratique des populations à la manière du régime chinois avec le score social, qui octroie ou refuse l’accès à certains lieux, c’est-à-dire qu’il régularise la circulation des individus sur le territoire selon le degré de conformité envers le régime au pouvoir. Une dystopie sans nom.
Par exemple, au Vietnam 86 millions de comptes bancaires seront clôturés parce que leurs propriétaires ne veulent pas soumettre de données biométriques en lien avec l’identité numérique pour s’identifier ou parce que les comptes sont inactifs.
Au début, l’identité numérique sera utilisée de manière bénigne pour habituer les gens, comme on apprivoise un animal pour le rendre docile, on pourra ensuite lui faire faire ce que l’on veut.
Ailleurs dans le monde
À l’heure actuelle, l’identité numérique est discutée en Europe, en Angleterre, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Et c’est sans compter l’avènement prochain de l’euro numérique, une initiative chère à Christine Lagarde de la Banque centrale européenne.
Lorsque les mêmes politiques qui visent à restreindre la liberté sous le prétexte d’accroître la sécurité sont adoptées dans tous les pays occidentaux, c’est une évidence qu’elles portent la marque de la caste globaliste. Il est possible de les repérer par recoupement des occurrences empiriques similaires entre les nations.
Aux États-Unis, Trump étant l’ennemi juré des partisans du globalisme, le projet d’identité numérique proposé sous l’administration Biden a été abandonné.











