Le Devoir a publié un article qui trace pathétiquement un lien de concomitance entre les changements climatiques et la violence faite aux femmes. Au lieu de réellement dépeindre un phénomène qui existe, il défend plutôt un agenda climato-féministe complètement idéologique.
La désinvolture avec laquelle Le Devoir se complaît dans le militantisme est sans commune mesure, pour ce journal qui fut de qualité à une certaine époque. En journalisme, l’objectivité s’érige comme un principe cardinal pour un article de nouvelles.
Dans le papier de la journaliste Magdaline Boudros, ce principe a été sacrifié sur l’autel de l’idéologie. La journaliste aurait dû donner la parole aux scientifiques qui défendent la thèse opposée, mais non, rien, silence radio. La seule entrevue qui nous est offerte met en scène Erin Kenny, la coordonnatrice responsable d’Initiative Spotlight, le groupe qui a publié l’étude.
Corrélation et causalité
Un problème majeur avec ce texte, c’est qu’il est littéralement le relai d’une idéologie féministe qui s’accole la théorie des changements climatiques provoqués par l’homme.
Indocile Média a contacté le professeur de géophysique à la retraite de l’Université de Chicoutimi, Reynald Du Berger, pour discuter de cet article. Il nous a suggéré d’aller faire un tour sur le site Spurious correlations pour bien comprendre le phénomène à l’œuvre dans cet article.
« On peut trouver des corrélations entre à peu près n’importe quels phénomènes sans qu’il y ait de lien logique entre eux », a-t-il dit.
Par exemple, sur la page d’accueil du site en question, on se rend compte qu’il y a des corrélations statistiques entre le nombre de recherches sur Google pour des observations d’OVNI et le kérosène utilisé en Corée du Sud; entre la popularité du nom Waylon et l’électricité générée en Chine par énergie éolienne; entre le nombre de personnes qui détiennent une maîtrise en psychologie et le prix de l’action d’Amazon.
Toutes les variations des phénomènes juxtaposés sur ces graphiques suivent une courbe similaire, mais leurs variables ont-elles un lien de causalité entre-elles ? Comme on dit dans le jargon des modèles statistiques : « garbage in, garbage out ».
On voit la volonté du groupe de recherche et de la journaliste de lier ces deux phénomènes, soutient Du Berger. « Les changements climatiques c’est le bouc émissaire de la gauche qui croit que l’humain doit disparaître pour sauver la planète », a-t-il ajouté.
« Il y a beaucoup de ‘‘crosseurs’’ chez les scientifiques pour obtenir des subventions », a souligné Du Berger, précisant que « s’ils n’ont pas un problème à résoudre qui est la saveur du moment, il n’y aura pas de subventions ».
Reynald Du Berger, professeur de géophysique à la retraite de l’Université de Chicoutimi. Crédit photo: Le Quotidien
Changements climatiques et CO2
Reynald Du Berger est un des ambassadeurs pour le Canada français pour le « Global Climate Intelligence Group », connu sous l’appellation CLINTEL. Ce groupe considère qu’il n’y a pas d’urgence climatique, que la science du climat a été politisée et que les modèles scientifiques actuels sont inadéquats. Le groupe énonce une vérité des plus flagrante : « le CO2 est un nutriment pour les plantes, la base de toute vie sur terre ».
En fait, le sismologue à la retraite croit « qu’on se dirige plus vers une période glaciaire que vers un réchauffement ». Cette observation concorde aussi avec celle d’un groupe de chercheurs de l’Université d’Arizona. Ils affirment que la température de la planète Terre n’a jamais été aussi froide que maintenant, en 435 millions d’années. Cela a fait l’objet d’un article dans le Washington Post en 2024.
Du Berger affirme que la gauche a peur d’être confrontée à des gens comme lui. Voici le défi qu’il lance aux scientifiques du climat et aux journalistes spécialisés depuis des années.
« Vous affirmez que l’activité humaine est LE facteur qui « dérègle » le climat. Vous considérez donc que des éléments naturels comme les variations de l’activité solaire, les cycles de Milankovitch et de type Milanvovitch, les aérosols, les rayons cosmiques, les nuages, la vapeur d’eau, l’activité volcanique continentale et sous-marine, l’activité hydrothermale sous-marine, les évènements de type el Nino et la Nina etc. sont des facteurs naturels secondaires voire insignifiants affectant le climat comparé au facteur anthropique. Je vous défie de prouver cette affirmation en citant un article scientifique publié dans une revue scientifique à comité de lecture dont les auteurs font la même affirmation que vous, et produisent dans le même article, des données et/ou observations qui prouvent cette affirmation. »
Mais étrangement personne ne répond à l’appel…











