Les Canadiens vont mal! Les trois principaux indicateurs utilisés par Statistique Canada pour déterminer la qualité de vie sont tous à la baisse depuis 2021, ce qui signifie que de plus en plus de personnes voient la vie…en noir.
Tant pour la satisfaction à l’égard de la vie, que pour le sentiment d’éprouver un sens et un but à la vie que pour avoir une vision positive de l’avenir, les Canadiens sont de plus en plus nombreux à éprouver un malaise, à être pessimistes ou à avoir le mal de vivre.
Par exemple, 64,3 % se disaient positifs quant à l’avenir, en 2021, contre 56,8 % en 2025, ce qui équivaut à une variation de 7,5 points de pourcentage ou encore à 11,7 % de diminution relative en quatre ans! Quant à ressentir un sens à la vie, il est passé d’environ 60 % en 2021 à 56,5 % en 2025 et la satisfaction de vivre de 49,4 % à 47,4% pour la même période.
Vous remarquerez dans le tableau 1 que tous les indicateurs sont à la baisse avec un creux simultané en 2024 et une légère remontée en 2025. Bref, de plus en plus de gens ont une perception négative de la vie, d’un océan à l’autre.
Le Québec s’en tire mieux que les autres
Lorsqu’on analyse les résultats par province, on constate que le Québec est l’endroit où la population arrive à avoir le plus confiance en l’avenir, malgré une diminution, passant de 70 % à 65 % de 2021 à 2025. La moyenne canadienne pour la même période a elle aussi descendu, glissant d’environ 64 % à 57 %.
L’Alberta, la Colombie-Britannique et l’Ontario sont les trois provinces où les scores sont les plus faibles. Elles ont toutes un résultat de 54 % et des poussières.
Toutes les provinces connaissent une diminution pour la satisfaction de vivre entre 2021 et 2025. Toutes sauf une: le Québec. En fait, au Québec en 2025, la satisfaction de vivre est plus élevée qu’en 2021, avec un score de 59,4 % contre 57,6 %.
La moyenne canadienne pour cet indicateur a légèrement diminué, déclinant de 49,4 % à 47,4 %. L’Alberta, l’Ontario et les Prairies sont les endroits où les populations souffrent le plus.
Pour ce qui est du sens et du but de la vie, le Québec domine encore avec 63,6 % en 2025, soit 7,1 points de plus que la moyenne canadienne qui est à 56,5 %. L’Alberta (52,4 %), l’Ontario (53,8 %) et les Prairies (53,8 %) ferment la marche. Les données sont aussi disponibles selon le sexe par province et les tableaux seront tous disponibles pour téléchargement en libre accès à la fin de l’article. Mais règle générale, il faut retenir que les femmes sont plus positives que les hommes.
Indicateurs socio-démographiques
Lorsqu’on examine les résultats selon l’âge, on constate l’inéluctable: ceux qui sont le moins confiants en l’avenir sont exactement ceux qui constituent la force vive de travail, soit les 25-54 ans. La chute est draconienne, 10,8 points de pourcentage en 4 ans! Cette génération porte le poids des hypothèques, de l’éducation des enfants et des pressions professionnelles – et les chiffres le confirment cruellement.
Les personnes âgées aussi en pâtissent aussi et ce sont les jeunes qui s’en tirent le mieux.
Quant à la dichotomie entre les urbains et les ruraux, les gens des régions ont connu un déclin plus prononcé que ceux des villes. Une diminution d’environ 10 % en campagne, contre environ 7 % en ville, entre 2021 et 2025.
Ceci étant dit, la direction de tous ces indicateurs est assez révélatrice, les Canadiens transmettent le signe d’un malaise grandissant: celui de leur qualité qui diminue!










