L’organisation Québec Fier est poursuivie devant le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique pour avoir mégenré un homme trans, répondant au nom de Jessica Yaniv. L’individu a notamment été médiatisé pour avoir intenté un recours contre des esthéticiennes qui avaient refusé de lui épiler les testicules.
En octobre 2025, le compte de Québec Fier a relayé un article de Québec Nouvelles qui mentionnait que Jessica Yaniv était recherchée par la police de Calcary, en lien avec un mandat associé à une plainte d’harcèlement.
La publication de Québec Fier qualifiait Yaniv de prédateur et disait qu’il s’était introduit dans le vestiaire des femmes, qu’il avait poursuivi des esthéticiennes pour se faire épiler les parties génitales et qu’il était recherché par la police de Calgary pour harcèlement criminel.
Or, il y a quelques semaines Québec Fier a reçu un avis de litige de la part de Yaniv, lui indiquant qu’elle les poursuivait devant le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique pour discrimination et diffamation. Celle-ci affirme que Québec Fier l’a mégenrée et qualifiée à tort de prédateur en plus d’avoir dit qu’elle était recherchée partout au Canada. Elle requiert une indemnisation financière, le retrait des contenus et souhaite que Québec Fier subisse un atelier d’endoctrinement idéologique qu’elle qualifie de « formation sur la lutte contre la discrimination ».
Léo Dupire, qui est chargé de Québec Fier, a qualifié la situation de clownesque à l’image du personnage qui poursuit son organisation. Il rappelle que cette personne a un historique de poursuites très agressif et qu’elle est considérée comme une plaideuse prolifique par les tribunaux, soit le stade qui précède celui de plaideur quérulent et qui rend les poursuites difficiles.
« On ne doit pas oublier que c’est la même personne qui poursuit le Western Standard, qui poursuit Barbara Kay du National Post et qui a été débouté devant le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique pour avoir essayé de forcer des esthéticiennes à lui épiler les parties génitales », a dit Léo Dupire, soulignant le manque de crédibilité de Jessica Yaniv.
« Je suis conscient qu’il y a des gens qui sont réellement trans et qui sont authentiques dans leur démarche, mais ce n’est pas le cas ici. On ne croit pas à son authenticité, compte tenu de son historique », a expliqué monsieur Dupire.
Québec Fier qualifie Yaniv sur ses réseaux sociaux d’énergumène et affirme que la plainte est une « tentative d’intimider et de faire taire ceux qui défendent les femmes et la liberté d’expression face à l’idéologie de genre ». L’organisation refuse de se soumettre et se prépare à la bataille juridique.
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