Alors que l’immigration massive bat son plein sous le régime libéral depuis 2015, que les coûts qui y sont associés ont explosé et que l’État engrange des déficits records, les programmes d’emplois à discrimination positive, eux, sont passés sous le radar. Ils coûtent une fortune aux contribuables, en plus de discriminer les Québécois et les Canadiens de souche, dans un contexte économique difficile.
Plusieurs articles dans les médias ont relaté les coûts importants de l’augmentation de l’immigration sur les filets sociaux canadiens et québécois, comme les 500 millions de dollars en aide de dernier recours pour les demandeurs d’asile, ou encore les coûts des hôtels pour les héberger (1,1 milliard $) ou les transferts fédéraux pour la formation linguistique au Québec (5,3 milliards $) depuis 2017. Et on n’a pas compté les coûts supplémentaires en éducation et en santé, dont on ne trouve que des estimations en centaines de millions pour 2024, uniquement pour le Québec.
Mais ce qui fait défaut à l’analyse, ce sont tous les programmes subventionnaires pour le marché du travail, dont les critères de discrimination positive confèrent un avantage indu aux personnes racisées, alors que les pertes d’emplois s’accumulent et que la croissance ralentit. Autrement dit, les incitatifs économiques gouvernementaux faussent le marché du travail en faveur des nouveaux arrivants dans un contexte d’immigration massive. Ce n’est pas pour rien que l’expression « dopé à l’immigration » a été consacrée pour décrire la petite bourgeoisie et le patronat qui carburent aux subventions pour les migrants.
Programmes provinciaux
Au provincial, le programme PRIIME sert à l’intégration des immigrants et des minorités visibles à l’emploi, le programme IPOP sert aux personnes formées à l’étranger. Ces deux programmes sont exclusivement réservés aux immigrants, mais ceux-ci peuvent aussi bénéficier de la Subvention salariale d’Emploi-Québec qui est valide pour tout le monde, imaginez-vous! Il est difficile d’obtenir une ventilation précise de ces programmes, mais d’après le budget provincial 2025-26, ~ 250M$ sont prévus pour l’intégration à l’emploi et l’inclusion d’ici 2029-30. Et on sait que ces programmes paient entre 50 % et 60 % du salaire d’un travailleur plafonné à concurrence du salaire minimum.
Programmes fédéraux
Au fédéral, cinq programmes cumulent à eux seuls près de 500 M$ par année en subventions salariales : la Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ), Emplois d’été Canada (EEC), le Programme de stages pratiques pour étudiants (PSPE), Compétences numériques pour les jeunes, et le Programme de stages en sciences et technologie — Emplois verts. Ils sont ouverts à tout le monde, et couvrent entre 50 % et 100 % du salaire.
Fait intéressant, les programmes provinciaux et fédéraux s’additionnent entre eux, et peuvent être cumulés avec des crédits d’impôt pour atteindre 75 % du salaire total ou plus.
Donc, a priori, on pourrait croire qu’il n’y a pas de discrimination, mais la réalité est toute autre. Les critères pour que les organisations obtiennent le financement reposent tous sur une sélection avec un score selon la race, l’orientation sexuelle, le fait d’être autochtone ou non, d’être un nouvel arrivant ou non, et de faire partie d’une communauté de langue officielle minoritaire.
Si les organismes ou les entreprises privées veulent du financement qui va assumer une partie du coût de leur main-d’œuvre, ils doivent respecter ces critères.
Immigration massive
Voilà autant d’emplois subventionnés pour des nouveaux arrivants qui n’ont pas participé à l’économie de ce pays, mais qui bénéficient des largesses du filet social québécois, en plus de se voir donner les emplois sur un plateau d’argent.
Faut-il rappeler qu’au recensement de 2021 la population du Canada était d’environ 37 millions de personnes et qu’elle se situe aujourd’hui à 41,5 millions, soit une augmentation de 4,5 millions en cinq ans ou de 12,5 %.
Ce n’est pas normal !
Les incitatifs économiques à l’emploi deviennent ainsi une injustice qu’on fait aux travailleurs de souche : aux jeunes canadiens et québécois issus de la classe moyenne qui n’auront pas leur première expérience de travail dans un emploi d’été, aux travailleurs industriels de la Beauce qui perdent leurs emplois aux dépens des nouveaux arrivants, parce que les patrons n’ont pas de subventions pour le Canadien-français en région.
Une partie de la population n’est pas consciente de cela, car elle est à la retraite et se contente de répéter ce que La Presse et Radio-Canada disent de toute façon, ce qui signifie blâmer Trump pour tous les malheurs du Canada. Et une autre partie de la population a le cerveau lessivé au postmodernisme universitaire, mais pour la classe moyenne en âge de travailler qui subit cette injustice, le désir de changement est tangible.











