La vidéo de Geneviève Pettersen qui explique qu’elle a été traitée de salope en marchant sur la rue à Montréal témoigne de deux choses : de l’incapacité des bien-pensants à nommer le réel, et de la modification de la dynamique sociale imputable au changement de population, dont Montréal est l’épicentre.
Dans une vidéo devenue virale, Geneviève Pettersen explique qu’elle s’est fait traiter de salope par des immigrants, alors qu’elle revêtait ses vêtements de gym et qu’elle allait porter ses chiens au salon de toilettage.
Pettersen n’utilise pas le mot « immigrant », mais elle affirme dans la vidéo : « je ne parlerai pas de l’origine des deux hommes parce que je ne veux pas attiser le racisme ». Comme on dit au Québec, ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que si tu ne veux pas attiser le racisme en évitant de parler de l’origine ethnique de tes agresseurs, c’est qu’à l’évidence, ils n’étaient pas blancs.
La bien-pensance ou l’aveuglement volontaire
La manière dont raisonne Pettersen est symptomatique de la gauche bien-pensante, c’est-à-dire qu’elle s’interdit de nommer le réel pour éviter de créer de la dissension sociale. C’est très paradoxal. Détourner le regard a-t-il jamais permis d’enrayer la cause du mal ?
Je suis désolé de le dire, mais ce qu’a vécu Pettersen était un mal nécessaire. Elle est entrée en contact avec le réel et elle a eu peur, mais pas assez pour le nommer. N’empêche que maintenant son processus de réflexion est bien en marche.
Ma théorie sur ce point est la même que celle de Dostoïevski : c’est par la souffrance que la libération advient. Et le peuple québécois va devoir souffrir pour comprendre, puisqu’il ne semble pas vouloir tirer les leçons de ce qui se passe en Europe.
Indocile Média a produit des analyses statistiques sur la criminalité à Montréal et sur la démographie montréalaise. Quelques points à retenir : les agressions sexuelles ont augmenté de 15 % en trois ans et les voies de fait de 7 %. Et, depuis 2015, Montréal a perdu 295 000 résidents au profit des autres régions du Québec, tout en enregistrant un solde migratoire externe (immigration internationale et interprovinciale) de plus de 480 000. En une décennie, la ville a changé de population sans changer de taille.
Si le peuple qui habite un environnement donné change, est-ce que le rapport au monde des habitants de cet environnement change aussi ? Mais bon selon Pettersen, ce n’est pas « relevant ».
Le gauchisme structurel pour penser et agir
Ce qui retient Pettersen d’agir, en l’occurrence de nommer le réel ici, c’est le gauchisme structurel. Ce concept désigne le courant de la gauche politique qui perce de manière transversale l’ensemble des institutions du Québec, comme l’État, les écoles, les universités, les syndicats, les médias. Par exemple, un professeur antifa influence les Québécois à partir du plateau de Tout le monde en parle, les syndicats et les antifas manifestent ensemble, l’État établit des politiques de diversité, équité, inclusion pour son personnel avec des formations wokes, les journalistes formés par des professeurs de gauche se retrouvent dans les salles de rédactions, etc.
Ce gauchisme structurel devient le gardien de la parole admise ou rejetée, puisque ses éléments de langage (et donc de pensée) percolent de proche en proche et influencent la manière dont la société se réfléchit (la projection d’elle-même par ses agents) et les modes de l’agir comportemental de ceux-ci.
Bref, le discours de gauche postmoderne et économique est devenu transversal au petit écosystème social du Québec, faisant en sorte que les agents qui en représentent les différentes fonctions y sont exposés dans toutes les sphères d’activités.
En s’inscrivant dans l’univers médiatique, Pettersen sait très bien quels sont les éléments de langages admis : ce sont ceux de la bien-pensance déterminés par le gauchisme structurel. Elle sait aussi que si elle ne s’y plie pas, elle risque l’opprobre. La soumission à la bien-pensance gauchiste est une nécessité pour opérer dans l’univers médiatique de Montréal.
Les rôles biologiques de l’homme et de la femme
Plus révélateur encore, la brutalité du réel ramène les sexes à leur rôle biologique et ainsi à leur fonction sociale de base.
L’homme est plus fort que la femme. Il est plus courageux. Il a moins peur et il est téméraire. Historiquement, c’est lui qui a combattu les guerres pour préserver la nation et c’est aussi lui qui exerçait la fonction de policier.
Aujourd’hui, nos policières se font battre par des arabes en trottinette. Ce n’est rien contre la femme, mais être policier est un métier qui requiert souvent les qualités de la masculinité.
La femme, quant à elle, a une plus grande sensibilité, un instinct maternel, une compassion naturelle et un sens du détail qui est plutôt rare chez l’homme.
Or, que fait la « fille super forte, la fille de caractère » lorsqu’elle est confrontée à deux immigrants impolis et agressifs. Elle a « figé » (fight or flight) et « elle était terrorisée ». Et, en plus, dans sa vidéo Pettersen demande aux hommes d’intervenir « parce que nous autres [les femmes] on sait comme pas quoi faire, on a peur ». J’ai presque envie de dire que 60 ans de théorie féministe viennent de voler en éclats en 1 min 43 sec sur TikTok, mais ce serait caricatural, n’est-ce pas ?
Il serait quand même temps de remettre les deux pieds sur terre avec le wokisme, la bien-pensance, le D.E.I. et surtout l’immigration de masse, si on souhaite que les femmes du Québec se sentent encore en sécurité dans nos rues.











