L’accident provoqué par Rajwinder Singh a impliqué quatre véhicules et causé la mort d’une jeune femme de 23 ans.
Un demandeur d’asile indien a été condamné à 55 jours de prison et à une amende de 1000$ pour conduite négligente ayant causé la mort, le 5 janvier, dans une cour provinciale de l’Ontario.
Rajwinder Singh, 43 ans, a pris la vie d’une jeune femme de 23 ans le 10 septembre 2024 après avoir brûlé un feu rouge, 10 secondes après qu’il ait changé de couleur, au volant de son camion semi-remorque. Singh a reçu sa sentence le 5 janvier au tribunal provincial de Caledon: 55 jours de prison, 24 mois de probation, une suspension de permis de conduire de trois ans et une amende de 1 000 $, selon le journal local Caledon Enterprise.
Une infraction de la sorte aurait pu faire l’objet d’une sentence de prison plus importante si les accusations avaient été portées en vertu du Code criminel canadien, notamment pour conduite dangereuse ayant causé la mort, qui est passible d’un emprisonnement à perpétuité.
Dans cette affaire, la Couronne a choisi de poursuivre le délinquant en vertu de la Loi sur le Code de la route de l’Ontario et de porter une accusation de conduite négligente ayant causé la mort, une infraction passible d’une sentence maximale de deux ans d’incarcération, d’une amende maximale de 50 000 $ et d’une suspension de permis pouvant aller jusqu’à cinq ans.
Or, si le criminel avait été reconnu coupable d’une infraction fédérale dont la peine maximale dépasse dix ans d’incarcération, il aurait fait l’objet d’une interdiction de territoire pour cause de grande criminalité, selon la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.
Alors que les accidents impliquant des conducteurs immigrants de poids lourds se multiplient au Canada, la Couronne envoie un bien mauvais signal, à savoir que les étrangers qui commettent des crimes ne feront pas face à la justice de la même manière que le feraient les citoyens canadiens, justement pour leur permettre d’éviter l’expulsion.
Le Groupe de défense de la sécurité routière de la communauté de Caledon a publié un communiqué mardi, affirmant que la décision ne rendait pas justice à la victime et ne constituait pas une peine adéquate pour quelqu’un qui a ôté la vie à une jeune femme par négligence.
Le système de justice canadien peine de plus en plus à rendre justice. Comme nous l’avions noté au mois d’août, les politiques « soft on crime » du gouvernement libéral depuis dix ans ont détruit le sentiment de sécurité de la société civile.











