Le gouvernement du Canada a manipulé la population avec des experts en science du comportement durant la pandémie de COVID-19 pour s’assurer qu’elle obtempère aux directives de l’Agence de santé publique du Canada, notamment pour atteindre un taux de vaccination de 70 % sans nécessairement savoir si les vaccins étaient réellement sûrs et efficaces.
Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (CJLC) a publié un rapport qui soutient qu’une unité spéciale qui répondait directement du Bureau du Conseil privé (BCP) était responsable de cette opération: l’Unité d’impact et d’innovation (UII). Le BCP est officieusement reconnu pour être le « ministère » du premier ministre (PM) et ses fonctionnaires supportent largement le cabinet du PM.
« L’UII utilise donc la psychologie sociale et la théorie du ‘‘nudge‘‘ pour tester les messages et mettre en œuvre d’autres interventions comportementales dans les ministères », stipule le rapport. La théorie du nudge consiste à orienter les choix d’une personne vers une décision qu’un tiers parti considère meilleure pour elle. Autrement dit, la fonction de cette unité consiste à trouver des moyens pour manipuler psychologiquement des sujets en vue de leur faire adopter un comportement donné.
Durant la pandémie de COVID-19, cette unité avait le mandat de « garantir l’adhésion à la vaccination ». « Cependant, les stratégies de communication semblaient moins conçues pour favoriser une prise de décision éclairée que pour façonner la perception du public concernant le vaccin et encourager l’adhésion », précise le rapport.
En fait, le CJLC croit que « les activités de l’Unité d’impact et d’innovation laissent entrevoir une volonté de manipuler l’opinion publique pour la faire correspondre aux objectifs gouvernementaux ». Autrement dit, le Parti libéral, qui formait le gouvernement à l’époque, a fabriqué des messages de propagande par l’entremise de cette unité, qui les a transmis dans les différents ministères concernés, lesquels les ont eux-mêmes transmis à la population canadienne.
Collaboration étroite avec l’OMS
L’UII a collaboré étroitement avec l’Organisation mondiale de la santé pour remplir sa mission. En fait, l’Unité d’impact et d’innovations a piloté « la mise en œuvre, dans le contexte canadien, de l’outil d’analyse comportementale de l’Organisation mondiale de la Santé sur la COVID-19, connu sous le nom de Surveillance instantanée de la COVID-19 (COSMO Canada), en partenariat avec le secteur public », dénote le rapport du CJLC.
En gros, le but de cette l’unité était de trouver « quel type de message est le plus susceptible de réduire l’anxiété du public concernant les effets indésirables consécutifs à la vaccination ? »
Pour y arriver, l’Unité d’impact et d’innovation a effectué plusieurs enquêtes avec 2000 participants pour monitorer leur perception tout au long de la crise. Elle a aussi mené des expériences en ligne pour tester des « messages expérimentaux de santé publique ».
De plus, l’UII a entretenu des partenariats avec des fournisseurs de services essentiels, comme la chaîne d’épicerie Sobeys, pour tester « des moyens d’encourager de saines habitudes de vie ».
Manquements éthiques
Indépendamment des données réelles sur les vaccins — qui n’étaient pas encore toutes disponibles à l’époque, notamment les probabilités de faire des myocardites ou des péricardites — l’UII a élaboré sa propagande.
Parmi les types de messages confectionnés, on retrouve les techniques suivantes. Présenter le message de manière simpliste en disant qu’un événement indésirable n’est qu’un problème de santé survenu après la vaccination.
Présenter un message qui dénie la possibilité d’un lien de causalité entre un événement tragique spécifique et le vaccin. (On pense à tous les athlètes morts subitement d’une défaillance cardiaque pendant la pratique de leur sport)
Une autre technique de communication consiste à présenter les risques de blessures du vaccin en les mettant en perspective avec une autre incidence statistique pire que celle du vaccin dans le but d’atténuer la perception du sujet, par exemple la probabilité d’être blessé dans un accident de voiture.
Et quelle est la meilleure technique de manipulation? L’Unité d’impact et d’innovation a déterminé que la façon la plus efficace de procéder est l’approche « fourre-tout ». Elle consiste à présenter toutes les informations au public en même temps. En somme, on bombarde le sujet d’information.
Dans cette optique, l’UII a collaboré avec l’Agence de santé publique du Canada pour concevoir des messages qui favorisent « les comportements de santé et de réponses souhaitées ».
Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles se dit préoccupé par de telles pratiques du gouvernement du Canada et les qualifie de « particulièrement alarmantes », surtout qu’elles sont survenues à un moment où l’efficacité et l’innocuité des vaccins n’étaient pas encore établies.
« Cette approche contraste avec la persuasion démocratique traditionnelle, où les élus défendent leurs politiques par le biais de débats ouverts et de la participation citoyenne », souligne le rapport. Le CJLC parle d’une rupture dans la manière de gouverner. En fait, il faut bien appeler un chat un chat, la propagande mise en place par le gouvernement du Canada pendant la COVID-19 avait pour but de manipuler l’opinion publique et d’engendrer les comportements souhaités par l’establishment.











