Le rapport 2025 sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes au Canada mentionne que le « port de Montréal est un lieu connu de transit pour les véhicules de luxe expédiés au Liban, une activité qui soutient financièrement le Hezbollah ».
Une section du rapport couvre les entités caractérisées comme des extrémismes violents à caractères politiques, où on dénote la présence d’activités criminelles associées au Hezbollah, au Hamas et au mouvement Khalistani sur le territoire canadien.
On y souligne que le Hezbollah « a de solides partenariats avec des groupes criminels organisés internationaux ». Le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) a signalé que des fonds susceptibles d’appuyer le Hezbollah « ont été envoyés ou reçus en lien avec le commerce de voitures d’occasion ». Ces voitures, qui transigent par le port de Montréal, sont vendues partout sur la planète (Europe, Afrique, Moyen-Orient, Chine), « le produit de cette vente étant ensuite transféré au Liban par des services de messagerie ». Les véhicules de luxe, quant à eux, sont directement envoyés au Liban.
C’est d’ailleurs un réseau de vol de voitures et d’expédition à l’étranger qui était opéré par des Arabes qui a été démantelé à Montréal en 2021. Comme le mentionne le rapport, les groupes criminels internationaux utilisent souvent les diasporas à l’étranger pour opérer ou pour collaborer à des activités illicites transnationales.
Diaspora et cryptomonnaies
Le Hamas et le Hezbollah utilisent « les plateformes en ligne et les médias sociaux pour solliciter des dons sous forme de cryptomonnaies », en plus de détourner les activités caritatives et à but non lucratif, utilisant « des réseaux pour solliciter des dons auprès des communautés de la diaspora afin de collecter et de transférer des fonds ». Cette dernière méthode est aussi employée par le mouvement Khalistani.
Système financier
Le rapport précise que le Hamas et le Hezbollah effectuent une exploitation abusive du secteur financier, notamment à travers le système des hawalas, qui est un réseau informel et international de courtiers basé sur la confiance. Il n’y a pas de trace entre l’expéditeur des fonds et le destinataire, sauf dans la mémoire des courtiers, les hawaladers en question.
D’ailleurs, « l’alerte opérationnelle de 2022 de CANAFE sur le financement des activités terroristes désigne le Hezbollah comme la deuxième entité terroriste internationale la plus fréquemment citée dans la réception de fonds en provenance du Canada ».
La forêt qui cache l’arbre
Là où le rapport déçoit, c’est concernant les activités criminelles liées à la Chine. La Chine est la puissance étrangère principale qui a intégré les structures étatiques canadiennes et coopté les élites politiques, avec l’aide des organisations criminelles chinoises, soit les triades. Or, dans un rapport de 147 pages sur le blanchiment d’argent, le mot « Chine » n’y figure qu’à cinq reprises, tandis que celui de « triade » ne s’y trouve pas.. En fait, ce rapport est une série d’analyse de processus et de structures technocratiques qui reflète une bureaucratie pesante, corrompue et inefficace. Le rapport contient tellement d’information, qu’il cache le fait d’avoir omis la question chinoise.
Le journaliste canadien indépendant Sam Cooper a très bien expliqué comment procède le modèle de Vancouver. Les triades chinoises s’occupent de l’importation des éléments précurseurs pour la fabrication du fentanyl par le port de Vancouver et collaborent avec des groupes criminels canadiens pour la fabrication des drogues de synthèse. Ces mêmes triades ont organisé un réseau bancaire souterrain à Vancouver où l’argent du crime est littéralement blanchi dans les casinos de la Colombie-Britannique, à coups de valises contenant 1M$.
Comment se fait-il que, dans le cas du super laboratoire de Falkland, en Colombie-Britannique, où 95 millions de doses de fentanyl ont été saisies en octobre 2024, il n’y a qu’une seule personne (Gaganpreet Singh Randhawa) qui ait été arrêtée et traduite en justice?
Pourquoi la GRC a-t-elle refusé de collaborer avec la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine pour démanteler ce réseau, alors que la DEA avait fourni l’information aux autorités canadiennes deux ans avant la descente au laboratoire de Falkland?
Il ne faut pas chercher de midi à 14h. La corruption remonte à la tête de l’État canadien ainsi que dans les hautes sphères de la politique fédérale.











