La catastrophe climatique a été remise aux calendes grecques et avec elle la capacité des organisations supranationales, comme le GIEC, ou encore des médias et des gouvernements, d’utiliser la peur pour gouverner les peuples sur cet enjeu.
La semaine dernière le journal La Presse a publié un article pour dénoncer les propos de Sylvain Charlebois sur les changements climatiques et rappeler à tout le monde que les spéculations théoriques en la matière ne doivent pas nous empêcher d’y croire.
L’article traite d’une publication parue au mois d’avril dans la revue Geoscientific Model Development et évalue les modèles climatiques actuels en nuançant un aspect majeur des projections d’émission. Selon les différents scénarios développés, le pire d’entre eux, celui qui a servi à faire peur aux masses, et bien on pourrait désormais l’écarter.
Pourquoi ? Parce que la trajectoire d’émission SSP5-8.5 qui est au coeur de cette affaire est maintenant jugée improbable pour le pire des sept scénarios contenus dans la publication.
Et en quoi consiste exactement cette trajectoire, et bien La Presse nous dit textuellement qu’elle « porte sur la consommation mondiale de carburants fossiles » et qu’elle « décrivait à l’époque le scénario du pire, celui qui prévaudrait si l’humanité ne faisait absolument rien pour diminuer sa consommation de tels carburants ».
Rien de tout cela n’est faux, mais, comme à l’habitude, La Presse omet de tout dire. La trajectoire SSP5-8.5, qui faisait partie du Projet d’intercomparaison des modèles climatiques couplés 6 (CIMP6), avait grandement servi à alimenter le sixième rapport du GIEC, publié en différentes étapes de 2021 à 2023.
Cette trajectoire d’émission est donc à la base de l’échafaudage théorique du scénario du pire et elle se fonde sur la projection de la consommation de combustibles fossiles d’ici 2100. Pour ce faire, elle spécule beaucoup. Elle ne s’appuie pas sur les ressources que l’on consomme à l’heure actuelle, ou même sur toutes les ressources connues à l’heure actuelle et qui pourraient être exploitées, non, mais plutôt sur la supputation de stocks de ressources inconnues dont les experts présument que nous pourrions consommer dans l’avenir.
Vous comprenez ce que ça signifie ? Ça veut dire que la trajectoire SSP5-8.5 s’appuie sur des stocks de carburant « imaginaire », ou pour parler comme les experts « des estimations de ressources non découvertes », pour échafauder des projections théoriques qui considèrent que si nous consommons ces stocks, le scénario du pire est réalisable.
Se trouve-t-il encore quelqu’un pour accorder de la crédibilité aux experts du climat et aux médias serviles qui nous rebattent les oreilles depuis deux décennies avec l’apocalypse climatique ?
Pourquoi maintenant ?
On ne peut pas comprendre le monde si on ne l’analyse pas à travers le prisme des jeux de pouvoir. On a beau clamer l’objectivité de la science comme étant l’étalon or pour orienter les décisions qui influencent les sociétés, celle-ci n’est pas du tout exempte de l’influence monétaire ou du chantage. Bien au contraire, soudoyer des experts pour obtenir un résultat est un moyen comme un autre d’arriver à ses fins.
Les institutions, qu’elles soient nationales ou supra-nationales, n’iront jamais à l’encontre de la volonté de ceux qui les financent. C’est un principe vieux comme le monde qui a fait ses preuves à toutes les époques : on ne mord pas la main qui nous nourrit.
Notons au passage que c’est ce type de principes qui servent à gouverner le monde, ceux de la réalpolitik : mieux vaut être craint qu’aimé (Machiavel), la raison du plus fort est toujours la meilleure (La Fontaine), qui veut la paix prépare la guerre (Végèce), diviser pour mieux régner. Et évidemment, c’est par la peur qu’on contrôle les peuples : peur des changements climatiques, peur de Donald Trump, peur d’un virus qui a décimé environ un dixième de 1 % de la population canadienne, mais qui a été la cause de la déliquescence du tissu social durant deux ans, voire plus.
Il n’y aucune raisons pour ceux qui manient les leviers du pouvoir aujourd’hui, c’est-à-dire les élites globalistes, de ne pas mettre en application ces principes pour atteindre leur objectif de la gouvernance globale : une gouvernance destructrice de nations.
Celle-ci passera par un « reset » monétaire dans quelques années, ainsi qu’une tentative d’imposer l’identité numérique et la monnaie digitale à travers tout l’Occident. Ces projets sont très avancés en Europe, soit dit en passant. Ces outils de contrôle seront définitifs. L’État saura tout : de vos habitudes alimentaires à vos déplacements quotidiens. Il pourra opérer à distance pour contrôler vos agissements avec l’intelligence artificielle. Une société du contrôle où la surveillance sera totale.
On en voit les prémisses aujourd’hui au Canada avec les lois C-22, C-8 et C-9. D’ailleurs, le gouvernement canadien n’avait pas hésité à invoquer illégalement la Loi sur les mesures d’urgence pour geler les comptes de banque des participants au Convoi des camionneurs en 2022, à Ottawa. Si vous croyez que la démocratie vous protégera contre les dérives, les deux phrases précédentes symbolisent le canari inamovible dans sa cage, au fond d’une mine.
La question qu’on doit se poser, c’est pourquoi — à travers les papiers scientifiques qui cheminent jusque dans les médias collaborateurs des régimes globalistes pan-occidentaux — commence-t-on à invalider les scénarios catastrophes imputables à la consommation d’énergies fossiles ? Pourquoi maintenant ?
L’hypothèse qui vient d’être mentionnée sur les sociétés de contrôle s’avère la plus plausible. La gouvernance technocratique par le contrôle numérique de l’intelligence artificielle va nécessiter tellement d’énergie pour la capacité computationnelle, qu’il va apparaître complètement antinomique pour les gouvernements d’investir massivement dans des centres de données, qui, dit-on « pourraient faire bouillir les océans ».
Que fait-on devant pareille contradiction ? On prépare l’opinion publique et on commence à invalider les scénarios les plus catastrophiques de la consommation de combustibles fossiles.
La perception de la réalité n’a que faire de la vérité. Elle est le déploiement dans l’espace public du discours des maîtres du monde, car la raison du plus fort est toujours la meilleure.











