L’État canadien n’a pas compilé ni conservé les données sur les types de crimes commis par les 17600 demandeurs de permis avec un dossier criminel qui ont obtenu le droit d’entrer au pays, entre 2014 et 2024.
Au début du mois de juillet, CTV News a publié une nouvelle percutante concernant 17600 applications d’étrangers avec des dossiers criminels qui ont été approuvées pour pénétrer en sol canadien, entre 2014 et 2024. Dans la foulée de cet article, Indocile Média a déposé une demande d’accès à l’information à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) pour « obtenir toutes les informations sur les types de crimes qui ont été pardonnés aux étrangers qui ont pénétré au Canada entre 2014-2024 dans le contexte de l’information qu’on retrouve dans l’article de CTV ».
La demande d’accès requérait aussi de « classer les informations par types de crime : meurtre, voie de faits, vol, fraude, négligence criminelle ayant causé la mort, agression sexuelle, etc. pour les 17600 ressortissants qui font l’objet de la demande ».
Or, l’IRCC a récemment fait parvenir une réponse par courriel à Indocile Média dans laquelle elle affirme : « À la suite d’une recherche approfondie c’est avec regret que nous devons vous annoncer que votre demande n’a pu être traitée parce qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada ne détient pas les renseignements demandés dans votre demande ».
Criminels en liberté
Une telle réponse de la part d’IRCC signifie que le ministère n’a pas compilé ni conservé les données sur les types de crime qu’ont commis ces ressortissants étrangers qui ont pénétré au Canada.
Il est donc impossible de savoir si ce sont des crimes mineurs ou bien des crimes majeurs pour lesquels l’IRCC a décidé d’émettre un permis aux 17600 demandeurs, leur permettant de se trouver au Canada, que ce soit pour un séjour de courte durée comme avec un visa d’étude ou un permis de travail temporaire, ou de longue durée comme avec la résidence permanente. Aussi bien dire qu’il y a un nombre de criminels étrangers en liberté au Canada et qu’on ne connaît pas bien leur dossier.
Or, Indocile Média a analysé le rapport du Service canadien de renseignement et de sécurité (SCRS) 2024 et en a induit que l’immigration de masse est un véritable écueil à la sécurité nationale, surtout lorsqu’elle provient de pays comme ceux des BRICS.
Le ministre des Affaires étrangères de l’Inde, Subrahmanyam Jaishankar, avait d’ailleurs déjà averti le Canada que plusieurs des ressortissants étrangers qu’il laissait entrer en provenance de l’Inde, plus précisément de la région Punjab, étaient des individus associés à des groupes sécessionnistes ainsi qu’à des groupes criminels.
Corruption et laxisme
Indocile Média travaille activement avec des lanceurs d’alerte qui dénoncent la corruption et le laxisme des institutions. Par exemple, nous savons qu’un système de quotas de 50 personnes par jour par agent de l’IRCC est en vigueur pour le filtrage de sécurité des demandes de permis qui donnent le droit de pénétrer sur le territoire canadien.
Une pratique qui a aussi lieu à l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Dans un contexte d’immigration massive, cette politique comporte son lot de risques.











