La Coalition Avenir Québec (CAQ) a décidé de réactiver le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) au grand plaisir du patronat et de la gauche radicale, c’est-à-dire les forces anti-nationalistes du Québec, mais au désarroi de la population générale qui, elle, est la première à payer le prix des politiques d’immigration massive.
Entre juillet 2021 et juillet 2025, la population du Québec s’est accrue de 480 000 personnes, selon les données de l’Institut de la statistique du Québec. C’est la plus forte croissance historique imputable à l’immigration, puisque les décès surpassent les naissances depuis 2023 au Québec.
Autrement dit, nous avons reçu au bas mot 120 000 personnes par années. Et c’est sans compter tous les illégaux qui passent par la frontière poreuse entre le Québec et les États-Unis, ainsi que les individus qui sont arrivés ici avec des visas quelconques avant de disparaître dans la nature.
Il faut prendre la juste mesure de ce phénomène migratoire. C’est du jamais vu et cela a des impacts réels sur le filet social, les infrastructures et la société civile elle-même. Par exemple, en 2025, le système scolaire avait accueilli plus de 100 000 nouveaux élèves au primaire et au secondaire en six ans. Il avait aussi été obligé de construire 2100 classes modulaires dans les cours d’école, pour pallier au manque de places dans les écoles.
On pourrait aussi mentionner le phénomène de crise du logement et de l’augmentation draconienne des prix des loyers à cause de la pression démographique, ou la pression sur le système de santé, ou encore la pression sur les places en garderie. Dans cet article, il ne s’agit pas de dépeindre un portrait exhaustif des conséquences de l’immigration massive, plus que de comprendre les forces en puissance qui s’opposent sur cet enjeu.
Cui bono : à qui profite l’immigration massive ?
Pour y arriver, il faut toujours se poser la question du Cui bono, c’est-à-dire à qui profite telle ou telle décision. Comme nous venons de le voir, l’immigration massive ne profite pas au peuple, qui se retrouve à payer plus cher pour certains biens et services. Il en obtient moins pour chaque dollar taxé — l’offre de service de l’État ne suit pas la demande — à cause de l’accroissement démographique trop rapide.
C’est plutôt au patronat que l’immigration massive profite, puisque son besoin de cheap labour est insatiable, d’autant plus que les deux paliers de gouvernement subventionnent largement les emplois pour les immigrants. Les programmes provinciaux et fédéraux s’additionnent entre eux et peuvent être combinés avec des crédits d’impôt pour atteindre 75 % du salaire total.
Dans ces circonstances, on comprend que l’économie du Québec est pompée à l’immigration. Double injustice, donc, pour le commun du mortel qui se voit remplacer par l’immigrant subventionné dans plusieurs domaines (comme plusieurs travailleurs industriels de la Beauce par exemple), en plus de payer des taxes et des impôts qui subventionnent son propre remplacement.
Privatiser les profits, étatiser les pertes
Le libre marché n’existe qu’en apparence. Le système économico-politique actuel ressemble plus à du capitalisme d’État, où les investissements stratégiques des gouvernements choisissent les gagnants, et corollairement, les perdants du jeu économique. Ajoutons à cela que « de janvier à avril, l’emploi au Québec a affiché une baisse nette de 91 000 (-1,9 %) » et que le Canada est actuellement le seul pays du G7 en récession.
C’est dans ce contexte que la CAQ a choisi de renouveler le PEQ : immigration massive sans précédent historique, pression sur le filet social, recul de l’emploi et récession. Un parti réellement nationaliste n’aurait pas reconduit ce programme, puisqu’il ferait primer l’intérêt de la nation avant toute chose, et non celui d’une clique entrepreneuriale.
Les forces de l’anti-Québec
Qui s’est réjoui de cette décision ? L’Union des municipalités du Québec, la Fédération québécoise des municipalités, le maire de Québec, bref les porte-paroles de cette bourgeoisie entrepreneuriale de région ; les PME pompées aux subventions salariales pour immigrants. Mais aussi, Québec solidaire, un parti islamo-gauchiste dont les idéologies radicales sont avérées. Ces mêmes idéologies qui ont conduit des peuples entiers à la faillite au XXème siècle.
La caste affairiste qui devrait être en faveur d’un libéralisme économique pur rejoint les idéologues de la gauche radicale. La boucle est bouclée, les forces de l’anti-Québec sont à la fois économiques et idéologiques. Et le nationalisme de la CAQ n’est qu’une façade : il est cosmétique sur les mesures qui comptent et symboliquement fort sur des enjeux de moindre envergure. Il ne faut pas oublier que c’est sous son égide, durant les huit années de ses deux mandats, que l’immigration massive s’est déployée au Québec. L’aile rouge de ce parti l’aura emporté la majorité du temps.
Ignorer la volonté populaire
Le problème de la démocratie représentative, c’est qu’il est possible de ne pas écouter la volonté populaire pendant longtemps. Jusqu’au jour où ce n’est plus soutenable, comme en Europe en ce moment. Après tout, 52 % des Québécois trouvent qu’il y a trop d’immigrants au Québec.
Y aura-t-il un parti qui osera choisir le Québec et sa nation historique ? Y aura-t-il un parti qui osera mettre la hache dans un État obèse, tout en rendant au libre marché ses lettres de noblesse ? Le Québec a besoin d’un vrai changement, celui qui mène à une renaissance historique par un regain de vitalité ou bien il disparaîtra.











