Le gouvernement du Québec recrute activement des travailleurs étrangers, les fait venir ici avec des promesses de résidence permanente, puis abolit le programme qui leur permettait de l’obtenir. On nage en plein délire: une véritable incohérence. Mais le vrai problème se situe en amont. Le Québec a accueilli trop d’immigrants dans les dernières années et il est temps de fermer le robinet, complètement.
L’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) a provoqué une onde de choc. Quelque 6 300 travailleurs étrangers du réseau de la santé sont dans l’incertitude totale. Des poursuites judiciaires ont été déposées. Des manifestations s’organisent dans plusieurs villes. Le milieu des affaires réclame des droits acquis. Et pendant ce temps, le ministre Roberge promet que les dossiers seront traités « en priorité » par le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), sans offrir aucune garantie concrète.
Or, ces gens n’ont pas débarqué ici par hasard. Le Québec est allé les chercher. On les a recrutés dans leurs pays d’origine, on leur a fait miroiter un avenir au Québec, on les a intégrés dans nos hôpitaux et nos CHSLD, et maintenant on leur met des bâtons dans les roues. C’est profondément incohérent.
Le vrai problème : le robinet
Le problème fondamental, ce n’est pas le PEQ ni le PSTQ ni aucun autre acronyme bureaucratique. Le problème, c’est qu’on continue de recruter massivement à l’étranger alors que le Québec et le Canada croulent sous le poids d’une immigration de masse qui déstructure l’écosystème social.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le Canada a accueilli environ un million d’immigrants par année depuis 2022, la plus forte proportion de l’OCDE. La population canadienne a augmenté de 4,5 millions d’habitants en quatre ans, soit 12,5 %, alors que les taux de natalité sont en chute libre. Au Québec, on compte 612 000 résidents non permanents, incluant les demandeurs d’asile. Le PIB par habitant recule. Le taux de chômage des 15-24 ans atteint plus de 15 % à l’échelle canadienne. La criminalité est en hausse. Les services publics craquent de partout.
À quoi bon recruter des milliers de travailleurs étrangers supplémentaires dans ce contexte ? Pour les envoyer dans un réseau de santé qui n’arrive même pas à servir sa propre population ? L’OCDE elle-même a conclu que cette croissance démographique issue de l’immigration de masse a affecté la productivité et provoqué un recul du niveau de vie des Canadiens.
Un moratoire, rien de moins!
La solution n’est pas de bricoler des programmes d’immigration accélérée pour corriger les dégâts d’une politique d’immigration de masse. La solution, c’est d’arrêter de recruter à l’étranger et de réduire drastiquement le nombre d’immigrants que le Québec et le Canada acceptent chaque année. Un moratoire sur l’immigration serait tout à fait à propos compte tenu des excès des dernières années, le temps de rétablir l’équilibre de notre écosystème social.
Il serait bien plus cohérent de fermer le robinet de l’immigration massive. On ne peut pas à la fois déplorer la crise du logement, la crise des services publics, la baisse du niveau de vie et le chômage des jeunes, tout en continuant d’importer des centaines de milliers de personnes par année. C’est de la schizophrénie politique!
Faire des enfants plutôt qu’importer des étrangers
Mais il y a une question que personne dans la classe politique et dans la caste médiatique n’ose poser : pourquoi ne pas valoriser la natalité pour favoriser la perpétuation du peuple canadien français ?
L’accroissement naturel du Québec s’est établi à -1400 personnes en 2024, soit un déficit de 1400 personnes. Autrement dit, il y a eu plus de décès que de naissances. Le Québec ne fait plus assez d’enfants pour assurer la pérennité de son peuple! Plutôt que de s’attaquer à cette réalité démographique existentielle, nos gouvernements préfèrent la solution facile et ils importent de la main-d’œuvre du tiers monde.
Un gouvernement véritablement soucieux de l’avenir du Québec mettrait en place des politiques natalistes ambitieuses : des incitatifs fiscaux significatifs pour les familles, un soutien massif à la famille traditionnelle, des mesures concrètes pour que les jeunes couples québécois puissent se permettre d’avoir trois, quatre, cinq enfants. C’est de cette manière que les peuples assurent leur avenir, pas en se remplaçant eux-mêmes!
L’abolition du PEQ n’est que le symptôme d’un mal bien plus profond. Le Québec doit choisir : soit il continue dans la spirale de l’incohérence en recrutant des étrangers qu’il abandonne ensuite, soit il prend le virage du courage politique en décrétant un moratoire sur l’immigration, et en investissant dans sa propre jeunesse et sa propre natalité. Le temps des demi-mesures est révolu!










