Le Canada et l’Union européenne (UE) se sont entendus pour partager des ressources et rendre interopérables les identités numériques qu’ils préparent pour leur population respective, ainsi que leur technologie en matière d’intelligence artificielle.
Le Conseil de partenariat numérique Canada-Union européenne a signé une déclaration commune qui favorise l’imbrication des technologies d’intelligence artificielle et de portefeuilles d’identité numérique, le 8 décembre, à Montréal.
Si ce n’était pas assez clair, ça signifie que le Canada va développer l’identité numérique, ce qui représente un outil de contrôle populationnel des plus dangereux pour la liberté et les droits politiques.
Officiellement, le document invoque « la promotion des intérêts [du Canada et de l’UE] et le renforcement de leur compétitivité, de leur innovation et de leur résilience économique ». Même s’il y a des gains possibles d’efficacité à terme avec ce type de technologie, le fait que le gouvernement en soit le promoteur n’est pas rassurant.
Une infrastructure informatique comme l’identité numérique qui pourrait comprendre toutes vos informations, allant du bilan de santé au débit de votre compte courant, en passant par des marqueurs biologiques, devrait être décentralisée et fonctionner sur une blockchain, sans que le gouvernement n’ait accès à toutes ces informations, a priori.
Il est difficile de comprendre pourquoi le Canada devrait rendre ses identifiants numériques techniquement compatibles avec ceux de l’Union européenne, compte tenu des restrictions croissantes de la liberté d’expression imposées par cette dernière, comme en témoignent les amendes infligées à ceux qui refusent de se soumettre à la censure de la Commission européenne, ainsi que les arrestations de citoyens pour des publications inoffensives.
En considérant ces pratiques liberticides, les rapprochements avec l’Union européenne en matière d’intelligence artificielle et d’identité numérique n’augurent rien de bon, surtout avec les lois que le gouvernement Carney s’efforce de mettre en place pour espionner les communications, dicter des conditions aux fournisseurs de services de télécommunication (ce qui veut dire contrôler l’internet), ou encore avec l’encadrement des discours haineux dont l’intention manifeste est de censurer les discours de droite.
Le document en discute ouvertement en langage technocratique: « réaffirmer l’engagement commun de collaborer à la gouvernance des plateformes en ligne […] [pour] garantir leur transparence quant aux risques liés à leurs services ». Ou encore, le Canada et l’UE « échangeront leurs meilleures pratiques en matière de stratégies sociétales globales de lutte contre l’ingérence étrangère, la manipulation de l’information et les campagnes de désinformation, y compris les initiatives visant à renforcer la culture civique et l’éducation aux médias numériques ».
En somme, le Canada et l’UE souhaitent se donner des politiques similaires de censure de l’opinion, et ne permettre que les opinions qui seront approuvées par les globalistes de Bruxelles ou par l’ancien banquier central de l’Angleterre.
Avis aux lecteurs des médias de masse
En lisant ce qui précède, le lecteur des médias de masse traditionnels pourrait bien être tombé en bas de sa chaise, et c’est normal. Il évolue dans un univers qui est défini par un discours de gauche postmoderne qui renverse le sens des mots et des phénomènes.
Pour lui, la liberté d’expression en ligne est un danger, car elle permet à monsieur-madame tout le monde de prendre position contre les discours officiels.
Ce même lecteur croit que l’immigration massive est une bonne chose, car nous ne faisons plus d’enfants et qu’il faut plus d’immigrants pour faire rouler l’économie, alors que la Stratégie nationale sur la sécurité des États-Unis discute ouvertement de la disparition de la civilisation occidentale.
Un gouvernement élu démocratiquement au Chili sera qualifié dans tous les médias québécois d’extrême droite, alors que l’extrême droite est le lot des régimes totalitaire ou autoritaire et non le résultat de la démocratie.
En somme, le regard qu’il pose sur le réel est déterminé par le façonnement de l’opinion publique des médias de masse. Et pour celui qui est sous leur emprise, l’hypnose est complète.











