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Sécurité nationale : Quand le Canada devient un État « proxy » pour la Chine

par | 2 Mar 2026

La secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, Kristi Noem, a déclaré que la Chine est une menace quotidienne pour les infrastructures stratégiques américaines, comme le réseau électrique et les centres de données, alors que le Canada opère un rapprochement avec l’empire du Milieu et s’ouvre aux technologies chinoises, effritant par le fait même l’alliance avec son voisin du sud.

Sur le podcast de Patrick Bet-David du 26 février, Noem a affirmé que la Chine a un plan pour les 100, voire les 1000 prochaines années, pour devenir la superpuissance numéro un au monde et déloger les États-Unis. La cybersécurité s’avère un des aspects où cette guerre froide et hybride entre la Chine et les États-Unis se déploie. 

Noem sonne l’alarme

« Je veux dire […] ils ont infiltré nos technologies […] qui sont déployées à travers le pays, juste le fait d’avoir leurs technologies nous rend beaucoup plus vulnérables », a-t-elle admis. Elle a aussi souligné que les ports avaient été sécurisés pour savoir exactement ce qui entrait et sortait, tout comme les infrastructures critiques. 

« Une des missions confiées au département de la Sécurité intérieure, c’est de sécuriser nos infrastructures critiques. Ça veut dire notre réseau électrique, nos systèmes d’eau, notre chaîne d’approvisionnement alimentaire, notre système électoral qui est considéré comme une infrastructure critique selon la loi et est sous la responsabilité de ce département ».

Une menace que le Canada ne peut ignorer. Au fur et à mesure qu’il se découple des États-Unis pour se rapprocher de la Chine, il réoriente objectivement ses alliances géopolitiques vers une entité hostile aux intérêts de son plus grand partenaire économique et commercial. Par conséquent, ça signifie qu’il devient, lui aussi, par procuration, hostile aux intérêts américains. 

Pour saisir schématiquement la transformation qui s’opère dans la relation entre le Canada et les États-Unis, on peut renverser la célèbre formule « les ennemis de mes ennemis sont amis », laquelle devient « les amis de mes ennemis sont mes ennemis ».

Un Canada affaibli et corrompu

Plutôt que d’essayer de s’entendre avec les États-Unis, le gouvernement Carney se jette dans les bras de la Chine, qui, de l’aveu du premier ministre canadien lui-même, représente un danger pour la sécurité. Ce qu’a dit Noem au micro du podcast de PBD n’a rien d’inusuel, la Commission Hogue sur l’ingérence étrangère a souligné les mêmes écueils, et l’on sait que la Chine est intervenue dans les élections canadienne en 2019 et 2021. 

En fait, les signaux d’alarme s’accumulent depuis des années. Tous les produits précurseurs pour la fabrication du fentanyl viennent de Chine et rentrent au Canada en masse; l’Agence des services frontaliers du Canada ne fouille que 1% des conteneurs qui transigent dans les ports canadiens; Justin Trudeau a rencontré à huis clos Paul King Jin, un « king pin » du crime organisé chinois en Colombie-Britannique, lors de son premier mandat, alors que ce dernier faisait l’objet d’une surveillance active de la GRC; l’ex-chef du renseignement de la GRC, Cameron Ortis, a écopé de 14 ans de prison pour avoir vendu des renseignements des Five-eyes à des organisations criminelles transnationales; Michel Juneau-Katsuya (ex-agent du SCRS) et Garry Clement (ex-agent double de la GRC) ont écrit un livre qui explique comment l’Île-du-Prince-Édouard est devenue un avant-poste de la Chine (Canada Under Siege); le Parti communiste chinois (PCC) corrompt les élites avec la technique du Guanxi; sans compter que le Canada est la démocratie la plus infiltrée au monde par le PCC. Rappelons simplement le cas de cet espion chinois à Hydro-Québec qui avait été poursuivi pour espionnage économique, représentant un cas parmi tant d’autres de l’échec du filtrage de sécurité au Canada.

La liste est longue! Et c’est dans cette optique que le Canada de Mark Carney se rapproche de la Chine. 

Ajoutons à cela l’importation de voitures électriques chinoises, dont on peut s’attendre à ce qu’elles contiennent des technologies espionnes et la boucle est bouclée.

Selon le témoignage en comité parlementaire du journaliste d’enquête Sam Cooper, l’automne dernier, il s’en est fallu de peu pour que les États-Unis mettent un terme à l’échange de renseignements avec le Canada, après l’affaire Ortis. Qu’en sera-t-il cette fois, lorsque le Canada sera rempli de technologies chinoises ?

La vérité, c’est que certaines élites canadiennes ont déjà été compromises par la Chine. Notre agence de renseignements et de sécurité et nos forces de police sont faibles, nos frontières sont poreuses, notre système de justice est inefficient et parfois incapable d’agir et l’immigration de masse a apporté avec elles des défis de sécurité liés au terrorisme et au crime transnational comme jamais auparavant. 

Sans l’ombre d’un doute, la Chine n’aura d’autres visées avec ce rapprochement que d’employer le Canada comme État « proxy », c’est-à-dire par procuration, pour cibler les États-Unis d’une manière ou d’une autre. 

Comme on disait tout à l’heure, les amis de mes ennemis sont mes ennemis…

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À propos

Julien Garon-Carrier

Fondateur d’Indocile Média

Journaliste et auteur, formé en communication et en science politique, engagé à défendre une information libre et sans compromis.

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