À Pékin en janvier, Mark Carney saluait avec Xi Jinping un « nouvel ordre mondial ». Quelques jours plus tard à Davos, il appelait les puissances moyennes à tenir tête à l’hégémon américain. Cette semaine à New York, il promettait qu’un Canada fort allait aider à Make America Great Again. Trois auditoires, trois messages contradictoires. Pour savoir ce que pense vraiment le premier ministre canadien, mieux vaut regarder ses actions.
Lorsqu’on analyse ses discours, on se rend compte que nous sommes face à une opération de martelage rhétorique du « Canada fort ». On a bien des promesses d’investissements de toutes sortes avec la mise en place de nouvelles structures, mais, dans les faits, ce gouvernement n’a encore rien livré de tangible. Par contre, on a un déficit de plus de 65 milliards et des fonds publics qui semblent profiter pas mal à Brookfield.
Pékin
Si on ne peut croire ce gouvernement sur la base de ce qu’il dit, c’est parce que les grandes orientations qu’ils véhiculent pour le pays changent à des moments charnières, justement symbolisées dans certains discours de Mark Carney. Autrement dit, le PM fait de la politique politicienne et dit ce qu’il doit dire selon l’auditoire qu’il a face à lui.
Par exemple, Mark Carney et une délégation de ministres canadiens se sont rendus en Chine, en janvier 2026. Lors d’un échange diplomatique officiel en face à face avec le leader du Parti communiste chinois, Xi Jinping, Carney a dit : « je crois que les progrès que nous avons faits et notre partenariat nous positionnent bien pour le nouvel ordre mondial ».
Dans le contexte de la rivalité géopolitique pour l’hégémon global entre les États-Unis et la Chine, dire une chose pareille sous-entend que le Canada se range du côté de l’ennemi des Américains, la Chine, et accepte de facto une forme de subordination. (Pendant des années on nous a dit que le nouvel ordre mondial était une théorie du complot et soudainement, tiens dont, un PM canadien officialise la chose, mais ça c’est un autre sujet.)
Davos
Quelques jours plus tard, le 20 janvier, Carney se retrouve au Forum économique mondial à Davos, et prononce un discours qui fait l’apologie du multilatéralisme et des puissances moyennes, lesquelles doivent s’unir pour tenir tête à l’hégémon américain. Ça vous rappelle quelque chose cette citation : « les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si nous ne sommes pas à la table, nous sommes au menu. » Le cœur du message : nous assistons à une rupture de l’ordre international et non à une transition.
Jusque-là les médias pro-libéraux comme La Presse et Radio-Canada, ainsi le Globe and Mail et CBC pouvaient toujours défendre leur protégé parce qu’après tout il faut diversifier nos partenaires commerciaux et les Américains sont méchants : « Elbow’s up », « Never 51 ». Pendant un an, la rhétorique et la propagande ont servi un message simple aux masses qui croient encore les médias traditionnels : on tient tête au méchant Trump responsable de tous les malheurs du Canada.
New-York
Ça devient un peu plus compliqué lorsque Carney se présente au Economic Club of New York, comme il l’a fait, jeudi, et qu’il dit qu’un Canada fort va aider à Make America Great Again (MAGA).
Les médias et le Parti libéral du Canada (PLC) ont mené la population en bateau tout ce temps-là et maintenant, le réel reprend ses droits à la veille de la renégociation de l’Accord Canada, États-Unis, Mexique (ACEUM). Après tout, les exportations vers les États-Unis représentent entre 70 % et 80 % des exportations totales d’une année à l’autre et les importations des États-Unis vers le Canada environ 60 %.
L’intégration des deux économies est tellement évidente que d’avoir adopté une posture de découplement, même si elle ne devait servir que de façade médiatique pour scorer des points politiques sur le plan national, était une erreur. Il est clair que l’administration Trump attend le Canada avec une brique et un fanal pour le renouvellement de l’accord.
Ce sont les actions qui comptent
Ainsi, à en croire les discours clés de Mark Carney, on ne sait pas trop à quoi s’en tenir. Le Canada est-il aligné sur le nouvel ordre mondial en se rangeant derrière la Chine ? Tente-t-il de s’allier aux moyennes puissances de l’Europe ? Ou bien souhaite-t-il un Canada fort, dont l’économie est bien intégrée à celle des États-Unis ?
Ce que l’on sait, c’est que Mark Carney est un ancien banquier central et un pur produit de la finance internationale. Il appartient à l’élite globaliste. Son gouvernement, depuis qu’il est au pouvoir, est en voie d’adopter des lois complètement liberticides (C-22, C-8, C-9) en plus d’avoir accordé au conseil des ministres le droit d’outrepasser toutes les lois canadiennes, sauf le Code criminel.
On sait aussi que le PLC dans les dix dernières années a conduit une politique d’immigration massive sans précédent, tout en réformant le Code criminel pour réduire les sentences pour certains crimes (mesures soft on crime). Résultat, le Canada est plus que jamais intégré par les organisations criminelles transnationales et Indocile Média tire la sonnette d’alarme depuis un an à cet effet.
Global rapportait cette semaine que le gang indien Bishnoi a fait parvenir une lettre à la police d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, pour lui mentionner qu’il dispose de 1000 membres (des gunmen) au Canada! Une citation dans cet article frappe l’imaginaire : « Toutes les personnes que nous avons identifiées au cours de cette enquête sont des travailleurs étrangers temporaires ou titulaires d’un visa d’étudiant et sont relativement nouvelles au Canada. »
Qu’attend le gouvernement libéral pour révoquer en masse les visas étudiants et les visas des travailleurs étrangers temporaires des communautés ethniques qui posent problème au Canada ? Il n’attend rien, parce que ça n’arrivera pas.
Donc, les libéraux nous ont manufacturé une crise sécuritaire avec l’immigration massive et le laxisme judiciaire et tentent maintenant de faire adopter des lois autoritaires pour y remédier, en espionnant tous les Canadiens et en contrôlant Internet au Canada.
Carney n’a fait que prendre le flambeau au relai de Trudeau dans cette course à la démolition programmée du pays, tout le reste n’est que paroles creuses, car ce sont les actions qui comptent.











